Six-Fours : Carolyn Salva, l’ex-1ère adjointe, s’exprime !

Six-Fours : Carolyn Salva, l’ex-1ère adjointe, s’exprime….
Lundi 7 septembre, dans Var-Matin, Carolyn Salva qui n’a pas démissionné mais que Boccaletti a « viré » ? Elle n’était pas encartée, il l’avait choisie comme 1ère adjointe. Il a fait voter, en son absence, un arrêté de retrait de ses fonctions, sans donner d’autre raison que « nous avons des divergences de vue » !
Un peu court et humiliant, il l’avait reçue le 13 août, juste avant ses vacances, elle partait le 17 et, dans la foulée, le maire avait convoqué à la hâte un conseil municipal le samedi 22, suivi par sa majorité.
Il ne s’agit pas, ici, de départager les colistiers d’une liste d’extrême-droite qui se dit « large » et soucieuse des seuls intérêts de la population, avec à sa tête un député RN dont la carrière, les actes et les idéaux sont plus proches du néofascisme à la sauce de l’AfD qui va diriger une région allemande loin de l’esprit de la République française.
Evidemment il ne s’en vante pas ce « patriote » et négationniste, ce qui n’est guère compatible. En France, le racisme n’est pas un débat mais un délit.
On ne peut fermer les yeux sur les pratiques dictatoriales auxquelles on assiste et qui montrent jusqu’où va un député-maire d’extrême-droite qui organise l’éviction d’une colistière pendant ses vacances sans justifier les faits, les raisons d’une telle précipitation ?!
Alors qu’il l’avait lui-même recrutée, justement parce qu’elle n’était pas encartée au RN ni ailleurs et qu’elle avait une expérience de plus de 20 ans cadre municipale à Six-Fours, à l’origine d’une association locale axée sur le social. Belle « prise » pour attirer les électeurs.ices proches d’une personnalité active et connue !
Quatre premiers mois d’investissement intenses, tout va bien et ce permanent FN-RN de longue date, décide de s’en débarrasser toute affaire cessante. Craignait-il qu’elle devienne populaire par son expérience municipale et associative ?
En tout cas, les Six-Fournais.es ont le droit de connaître les motifs d’un tel acte humiliant à la marge du droit public. Ce n’est pas parce que les recours du vote ont été rejetés que le maire peut faire ce qu’il veut sans rendre de comptes.
Si, sur la forme, le maire dispose d’un pouvoir discrétionnaire pour retirer les délégations d’un ou d’une adjointe, sur le fond « la décision doit obligatoirement reposer sur un motif légal. S’il y a un recours devant le tribunal administratif, le maire devra révéler ce motif au juge « .
Dans V-M, madame Salva fait état d’une pression certaine : « soit tu démissionnes soit je vais annoncer qu’il y a des divergences entre nous. »… sans lui préciser lesquelles.
Après sa demande d’un recours gracieux qui n’a été suivi d’aucune réponse, Mme Salva, dans son droit de réponse, insiste sur son refus de démissionner et conteste vivement le seul motif avancé : « les divergences sur la conduite des affaires municipales « ?
On se croirait à La Seyne en 2020 lors de la querelle Bicais-Colin qui n’a jamais cessé de diviser la liste LR et qui s’est terminée par l’accès d’un maire RN comme à Six-Fours succédant à un autre maire LR depuis 30 ans…
Cela commence mal aussi, dans un autre contexte : A La Seyne c’est le 1er adjoint qui contestait les choix du maire. A Six-Fours c’est le maire qui renie son choix initial et qui a activé une sanction arbitraire.
Ce qui en dit long sur son totalitarisme et sa soif de pouvoirs…bien rémunérés.
Les Six-Fournais ( e) apprécieront !
René Fredon
SIX FOURS /PCF

