De l’argent, il y en a beaucoup…chez les très riches
« Les groupes français ont versé à leurs actionnaires un montant record de 44,3 milliards d’euros au deuxième trimestre, selon une étude du gérant d’actifs Janus Henderson…cela passe, concrètement, par un volontarisme affiché sur la manière de faire contribuer les entreprises aux sujets de justice fiscale », écrit le Monde.
C’est ce que commencent à dire des députés macronistes qui sentent bien que fermer les yeux sur cette réalité risque de leur coûter cher parce qu’il est incompréhensible de faire porter la charge d’une situation dégradée sur les plus défavorisés. D’autant que c’est le résultat de la gestion de ceux qui sont au pouvoir.
La gauche ne cesse d’exiger, depuis très longtemps, une juste participation des entreprises qui accumulent les profits, et doivent être mises à contribution, ainsi que les très hauts salaires des PDG à l’origine de leurs patrimoines en très bonne santé.
Ces grands groupes ont reçu 211 mds d’euros d’argent public en 2024 sans contrepartie, ce qu’a révélé la commission d’enquête du Sénat-obtenue par le groupe communiste-qui vient de tenir une conférence de presses il y a quelques jours.(2)
Ce qui met enfin de la transparence dans ces aides de l’État auxquelles il faut ajouter les réductions fiscales ou sociales, comme les cotisations patronales manquant à la Sécurité sociale, bien plus importantes que les fraudes salariales.
Le montant de ces aides peut varier certes, mais elles tombent chaque année dans l’escarcelle des plus riches, tandis que ce gouvernement de droite assèche les services publics et les aides sociales aux plus pauvres et aux immigrés, accroît forcément les inégalités sociales.
On connaît le discours populiste sur l’assistanat, c’est pourquoi ils veulent absolument réduire le coût de l’indemnisation chômage, ce qui illustre le sens de leur politique de classe : « tout pour les très riches », ils n’en ont jamais assez ! Les chômeurs aux petites ressources vont voir baisser leurs indemnités et la durée des versements ? Les décideurs n’ont pas honte, ils sont à l’abri !
Le MEDEF ne pense qu’à ça. Le capital est sacré, le travail est à son service et pas l’inverse, c’est toute la question. Conséquence : des millions de familles n’ont pas le minimum pour vivre dignement, eh bien, on va continuer
Récemment Macron engage le pays à « réarmer l’Europe » et donc la France, on n’hésite pas, « c’est existentiel » nous dit-il, la Russie peut nous envahir et la Chine nous fait de la concurrence, alors il faut faire avec Trump, le fantasque qui veut le Nobel de la Paix, avec le Canada, le Groenland, le canal du Panama, Gaza et la Palestine partagés avec son copain… ?
Trump nous promettait l’arrêt de la guerre en Ukraine en 24 h. Huit mois après, on attend toujours. Il est en Alaska, avec Poutine et prévoit 75% de chance d’obtenir un cessez-le-feu définitif. On vérifiera.
Le gouvernement n’a pas hésité à prévoir les dépenses colossales qu’il a fallu budgétiser. Juste passer de 2% du PIB à 5% d’ici 2030 le budget de la sécurité-défense, pourcentage imposé par Trump et adopté par l’OTAN et ses pays, dont la France. (1)
Bien sûr, les marchands d’armes se frottent les mains, la France est la 2ème du monde dans ce secteur, son économie en berne va prendre des couleurs, embaucher et générer, pour un temps, des sur-profits… pour quelques-uns.
Oui il y aura des clients intéressés tant qu’il y aura des guerres.
La Russie devenue impérialiste a imposé la guerre en Ukraine. Comme Trump, Poutine se dit « pacifiste » mais pas au point de préconiser le désarmement et avancer vers la coexistence pacifique entre tous les peuples, ce que préconisait le mouvement communiste international des années 1960.
Les communistes de 2025 partagent toujours cet idéal premier de Paix, inscrit dans l’espérance des peuples aujourd’hui malmenés par les reculs de civilisation qui nous menacent à nouveau. En même temps que le capitalisme perd de sa suprématie et doit cohabiter avec un bloc de pays très diversifiés, initié par la Chine et sans se couper d’aucun pays.
Peuples qui veulent garder leur indépendance et ne pas dépendre d’un impérialisme états-unien du passé, par son idéologie ultra-conservatrice, ses pratiques et sa monnaie.
La Paix est fragile et de première nécessité, la guerre n’est pas fatale ni nécessaire. La coexistence pacifique n’est pas une utopie, elle dépend de la conscience et de la volonté des peuples.
« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage » disait Jean Jaurès, emblème du pacifisme, assassiné le 31 juillet 1914 à Paris quelques jours avant qu’éclate la Première Guerre mondiale. Il est au Panthéon et a fondé le journal L’HUMANITÉ en avril 1904.
René Fredon
(2) https://www.youtube.com/watch?v=_DvxfdI221E