Hubert Falco nouvelle enquête…

    

Il y a une petite semaine nous découvrions les états d’âme d’Hubert Falco, étalés sur trois pages de V-M, après sa condamnation pour détournements de fonds publics dans « l’affaire du frigo » au siège du conseil départemental. Ce qui ne l’a pas empêché de s’impliquer dans la prochaine campagne électorale et de sa succession à la tête de la municipalité de Toulon qu’il avait conquise en 2001 et dirigée jusqu’en 2023.

Il avait juste oublié de nous dire qu’il avait été entendu en décembre par la PJ de Marseille « dans le cadre d’une enquête concernant une suspicion d’emploi fictif accordé à son beau-fils à Hyères » apprend-on par BFM-TV trois jours après puis par V-M, ce 13-2-26. Ce qui, au passage, implique aussi le maire d’Hyères, J-P GIRAN qui lui a succédé à la présidence de TPM.

 

On apprend qu’en mars 2025 les enquêteurs ont perquisitionné la métropole à l’initiative du parquet de Toulon, l’enquête se poursuit, dans le secret            …les perquisitions étant visibles mais ne préjugent de rien.

Cela ne peut qu’accentuer le sentiment que trop d’hommes de pouvoir se permettent de s’offrir des privilèges personnels payés par la collectivité sous pleins de formes illégales qu’ils nient ou sous-estiment quand ils sont pris la main dans le pot-de-vin ou de confitures. Dans le Var ils sont nombreux à droite et au RN.

 

« L’affaire du frigo » a tout de même conduit au suicide du chef de service de la restauration, aux commandes de ce qu’il devait faire et dont il souffrait de le faire ou perdre son emploi. Il a perdu la vie. L’atmosphère était très lourde parmi les personnels concernés sous les pressions des présidents et de cadres supérieurs.

Le président du conseil départemental qu’avait choisi H. Falco pour lui succéder, Marc Giraud, a été lui aussi, pour les mêmes faits, condamné le 7-10-2022 à deux ans de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité à effet immédiat. Il avait d’autres casseroles.

 

Simon Fontvieille, journaliste à Médiapart, avait publié une enquête à Toulon sur les « faux électeurs » lors de deux élections, enquête qui a fait du bruit à Toulon mais n’a jamais suscité de suites si ce n’est de menaces physiques de Falco sur le journaliste courageux. Le maire en exercice à été reconnu coupable et condamné à une amende de 1000 euros.

Hubert Falco aura trouvé le moyen de diviser la liste qui l’avait emportée et tourné le dos  à celle qu’il avait promue première adjointe puis maire de Toulon ? C’est son affaire.

 

Sans préjuger du résultat de cette nouvelle enquête, il est clair que cela ne peut que discréditer un peu plus « l’ex-homme fort du Var » depuis des décennies, en même temps que favoriser l’abstention et le glissement vers le RN qui a aspiré une forte partie de l’électorat LR très divisé.

 

Les pratiques illicites du FN-RN sont en cours de jugement, son idéologie néo-fasciste, ses objectifs et ses références pro-Trump et pro-Poutine commencent à ouvrir les yeux d’une partie de leur électorat parmi les classes populaires.

Le barrage à la menace brune et l’essor démocratique et républicain de Toulon sont indivisibles, ils passent par une mobilisation retrouvée de l’électorat progressiste, de gauche et écologique qui saura s’unir au second tour.

 

Plus qu’un mois pour convaincre dans un contexte très inquiétant et un avenir si peu visible. N’est-ce pas le moment d’y réfléchir et de faire de la politique ?

 

 

René Fredon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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