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Lu dans L’HUMANITÉ: Rapport de la fondation pour le logement….

Lu dans L’HUMANITÉ: Rapport de la fondation pour le logement….Des chiffres jamais atteints en 30 ans… Ce que révèle le dernier rapport de la Fondation pour le logement des défavorisés

Dans son 31e rapport annuel, la Fondation pour le logement des défavorisés dénonce les mesures trop timides du gouvernement, alors qu’il manque 1,5 million de logements en France et que les inégalités sociales s’accentuent.

« Nous sommes à un moment de bascule sur le front de la précarité et du mal-logement », explique Christophe Robert, délégué général de la fondation pour le logement des défavorisés. © Laurent GRANDGUILLOT/REA

Une fois de plus, le logement vient de lui passer sous le nez. Nicolas a tout juste fêté ses 30 ans. L’âge barrière. Celui où enfin il devait avoir son chez-soi. Avec un peu plus d’un Smic mensuel, l’ambulancier a vite laissé tomber les annonces de location. « Un loyer à 500 euros, en région parisienne, c’est peine perdue », souffle-t-il, amer.

Alors, avec les 20 000 euros économisés, le jeune homme espérait bien pouvoir acheter. « Mais là aussi, les banques demandent un dossier béton. » Nicolas fait partie des 5 millions de jeunes majeurs vivant chez leurs parents. En France aujourd’hui, plus de 600 000 personnes sont hébergées de façon contrainte chez un tiers.

Un véritable continent méconnu, invisible, du mal-logement, et « une forme d’exclusion du logement deux fois plus importante que les 350 000 personnes sans domicile », note Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation pour le logement des défavorisés (ex-Fondation Abbé-Pierre).

Près d’un million de personnes ne disposent pas d’un logement personnel

Lundi 2 février, la fondation rendait public son rapport annuel sur l’état du mal-logement en France. Une année 2025 qui a « encore été une année noire pour le logement », prévient-on d’emblée. Près de 1 million de personnes ne disposent pas d’un logement personnel, qu’elles vivent à la rue, dans un squat ou un bidonville, en hébergement d’urgence ou accueillies chez un tiers. « On manque en France de 1,5 million de logements », ajoute Christophe Robert, délégué général de la fondation.

4 millions de personnes touchées par le mal-logement en France : « C’est une réalité plus large que le sans-abrisme », alertent les sociologues Pascale Dietrich-Ragon et Marie Loison….

Les chiffres se passent de commentaires : plus de 900 personnes sont mortes dans la rue en 2025. Un nombre multiplié par deux en un peu plus de dix ans. En 2025, 35 % des Français avouent avoir eu froid dans leur logement. Ils étaient 15 % en 2019. Un peu plus de 15 % de la population – près de 10 millions de personnes – vivaient sous le seuil de pauvreté en France métropolitaine.

En y ajoutant les territoires d’outre-mer, les personnes sans domicile et celles vivant en institution, ce sont 12 millions de personnes concernées par la pauvreté. « Un chiffre qu’on n’avait pas connu depuis trente ans », alerte Christophe Robert. Avec en parallèle un phénomène qui se développe : désormais les inégalités de patrimoine sont deux fois plus importantes que celles des revenus. Ainsi, 60 % des richesses des ménages sont transmises par l’héritage contre 35 % au début des années 1970.

Du mal à payer le loyer, les factures d’énergie

Le rapport témoigne largement d’un creusement des inégalités et du durcissement de la « lutte des places » pour trouver un toit, un stage, un emploi. Selon un sondage Ipsos pour la fondation, au cours des deux dernières années, 24 % des personnes interrogées déclaraient avoir eu recours à l’aide financière de leurs proches.

Deux fois plus qu’en 2021. Et 14 % de la population précisent avoir eu recours à l’aide alimentaire. Là aussi, c’est deux fois plus qu’en 2021. Concernant le logement, 20 % des personnes interrogées ont du mal à payer leur loyer. Elles étaient 13 % en 2022. Elles sont 26 % à avoir des difficultés pour honorer leurs factures d’énergie, contre 17 % en 2022.

« Ces indicateurs montrent que nous sommes à un moment de bascule sur le front de la précarité et du mal-logement », poursuit Christophe Robert. Une facture qui pourrait s’alourdir avec la réforme du RSA, « dont le versement est de plus en plus conditionné à une espèce de surveillance infantilisante des ménages allocataires », estime le délégué général. Sans compter les réformes successives de l’assurance-chômage qui ont conduit à des baisses moyennes de 20 % de la durée et du montant d’indemnisation.

2,9 millions de demandes de logements sociaux en attente en 2025

« Malgré cette triste réalité, l’année 2025 s’est achevée comme elle a commencé : sans budget, dans l’instabilité politique, et sans visibilité de l’action gouvernementale », déplore Christophe Robert. Et les quelques mesures engagées (plans pluriannuels du logement, places en intermédiaires locatifs…) restent largement insuffisantes au regard des besoins.

D’autant que, depuis 2017, les politiques sociales du logement ne cessent de s’affaisser (baisse de production des logements sociaux, baisse d’efficacité des APL, précarisation accrue des personnes exilées…).

Budget 2026 : le plan « Relance Logement », petit pansement du gouvernement sur une crise béante….

Côté politiques publiques à destination des locataires, les APL – l’un des leviers de la solidarité sociale – ont été considérablement affaiblies depuis 2017. Au total, le montant des coupes atteint 4 milliards d’euros en 2026, comme chaque année depuis 2021. « Ces mesures d’économie ont des effets dévastateurs sur les impayés, la baisse d’accessibilité au logement et le budget des ménages modestes », avance la fondation. La production de logements sociaux, au plus bas, continue de subir d’importantes coupes budgétaires et la file d’attente s’allonge : 2,9 millions de demandes en attente en 2025. Un record et un chiffre qui a doublé en vingt ans.

La production de logements sociaux s’est écroulée

En face, les attributions annuelles de logements sociaux s’effondrent : moins de 400 000 logements attribués en 2023 et 2024, le plus bas niveau depuis dix ans. Les coupes budgétaires se multiplient pour ce seul secteur à but non lucratif : moins 1,3 milliard chaque année. Ceci engendre cela : la production de logements sociaux s’est écroulée : 95 000 en 2025, bien loin des 124 000 logements sociaux financés en 2016. Quant à la rénovation énergétique, alors que la précarité énergétique explose, au lieu des 200 000 rénovations d’ampleur affichées, seules 77 000 ont été comptabilisées en 2025. Et Les guichets MaPrimeRénov’ fermés durant l’été ont représenté « un signal désastreux ».

Fort de ce constat, le gouvernement a annoncé un nouveau dispositif Relance logement. À la clé, 400 000 logements construits par an pour atteindre les 2 millions d’ici à 2030. Un dispositif qui « présente des loyers intermédiaires parfois supérieurs aux loyers locaux. Sans visibilité sur le long terme » et, en tous les cas, « qui n’est pas la réponse sociale », affirme la fondation.

Face à cette massification du mal-logement, la Fondation pour le logement des défavorisés est catégorique : « Il faut une réorientation politique et faire du logement une composante de la protection sociale. » Avec un impératif : ériger en priorité la production de logements sociaux. La fondation développe des mesures de bon sens, qui passent par les aides à la pierre pour les organismes HLM, pérenniser l’encadrement des loyers, faire monter en puissance les baux réels solidaires pour faciliter l’accession sociale à la propriété sans privatiser le foncier, ou encore renforcer la fiscalité sur les logements vacants et les résidences secondaires.

Publié le 2 février 2026  par Nadège Dubessay

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Le feu du trumpisme…

Le feu du trumpisme

Nous aurions bien tort de nous accoutumer aux facéties et aux médiocres soliloques de  l’autoproclamé shérif du monde.

Après avoir transformé le forum économique de Davos en oasis trumpienne, le matamore de la Maison Blanche y est venu jouer – après la publication du document de sécurité nationale des États-Unis – un inquiétant monologue dans la suite  du rapt du président du Venezuela, des chasses aux migrants et des crimes de sa police de l’immigration à Minneapolis, des expulsions illégales, de la répression des militants de gauche et progressistes, et de son combat contre la science et tous les contres pouvoirs.

Aucun compte ne lui a été demandé sur ces turpitudes  qui constituent pourtant -rien de moins -que la violation de la charte de l’ONU, de la déclaration des droits de l’homme de 1948 et de la convention internationale sur la protection des travailleurs migrants et de leurs familles.

Davos : un cran de plus.

En annexant le forum de Davos, présidé par son ami Larry Fink, grand patron du fonds financier BlackRock, Trump a fait franchir, devant ce cénacle des cotisants du capitalisme mondial, une nouvelle étape à la tempête ultra-réactionnaire qu’il souffle sur le monde. Ses tissus de mensonges sur les États-Unis qu’ils considèrent comme sa propriété privée, sur les travailleurs et citoyens américains qu’il traitent comme ses employés, et sur lui-même qui se perçoit comme le roi soleil du monde doivent être déchirés avec plus de pugnacité et de force. C’est ce que commence à faire un mouvement social et populaire aux Etats-Unis. Nous devons nous donner la force de le soutenir.

Il n’est pas ici question de nier les petits cailloux et les barrages de palabres mis devant lui depuis quelques semaines. L’attitude des chefs d’État et de gouvernement – dont E. Macron et le premier ministre Canadien M Carney – qui ont tenté de tenir tête au discours trumpien doivent être plutôt soutenus et encouragés.

A qui parlent-ils à Davos.

Cependant, Davos n’est pas l’ONU. S’exprimer à Davos n’est pas s’adresser aux peuples. C’est parler bien au chaud à une caste de 1700 dirigeants et propriétaires d’entreprises. Autrement dit, la fine fleur du capital international gavée aux taux de profit et droguée aux dividendes contre les travailleurs.

On ne saurait donc confondre les intérêts de classe de ce petit club des grandes fortunes et possédants avec ceux des peuples. Cependant, le début de crise ouverte survenue entre les représentants du capital européen et du Canada avec l’administration américaine lors du rassemblement de l’élite du capitalisme mondial n’est pas anodin. Il met en lumière la profonde crise qui secoue l’ensemble de cet ordre international. Il avive les plaies que portent les guerres intra-capitalistes.

Trump chamboule tout en affirmant la suprématie du capitalisme nord-américain et son stade suprême l’impérialisme sur le capital européen. Il s’est déplacé dans la station de ski des Alpes suisses avec la moitié de son gouvernement, des fonds financiers, les seigneurs de la Tech dont E. Musk pour bien faire comprendre le sens de la profonde mutation génétique qu’il impose au monde capitaliste dans son ensemble..

Les travailleuses et les travailleurs, les peuples ne peuvent rester spectateur ou juge de ce violent combat au sein du capitalisme lui-même.

Là est la limite des discours de Macron et de Carney : Il continue d’approuver le double standards dans les relations internationales et au nom de la défense de leur « capitalisme national » applique les mêmes politiques austéritaires,  militarisée et favorable au capital sous formes de réductions des prélèvements sur les profits, attaquent les systèmes de protection sociale et les services publics.

Le  choix n’est donc pas entre la poursuite de l’actuelle chemin avec ses politique ultra-libérale en échec ou – au nom de la colère contre ce système – se ranger derrière les apôtres de Trump.

Ceux-ci appellent à accepter le « gouvernement propriétaire » et des « cités-états hyper rentables » au Groenland, à Gaza ou dans la partition de la Syrie et de l’Iran. Ils imaginent aussi la « république des technologies » qui veut que définitivement les entreprises privées deviennent les outils de gestion des sociétés humaine au nom d’une « légitimité démocratique » secondaire lorsque la sécurité et le leadership technologique mondial sont en jeu. Autrement dit, la marche en avant vers la dictature fascisante. A celles et ceux qui disent qu’on n’a pas essayé, nous ne pouvons que conseiller d’écarquiller les yeux : nous y entrons ! Ce n’est pas la défense du néolibéralisme en échec qui permettra de l’éviter mais la recherche d’un processus communiste de transformation structurel faisant des êtres humains, de leurs droits, de leur liberté, de l’égalité et de leur environnement la seule priorité.

Trump a décrit le sens de la rupture définitive entre l’ordre international issu de la Seconde Guerre mondiale au profit d’une pratique toujours plus brutale du nouvel impérialisme étasunien : la révocation de la diplomatie au profit de l’imposition de sa volonté nationaliste et du principe de la force.

Jusque-là, dans ces enceintes policées, les grands hommes en costume trois pièces et chaussures vernis louaient les mots « démocratie », « multilatéralisme réglementé », « concurrence libre » « économie de marché » pour habiller l’exploitation et la domination des possédants.

La politique de la soumission permanente.

Au nom de l’impérium Trump, jette tout ceci par-dessus bord pour leur demander de se soumettre  – eux aussi – au grand capital nord-américain. Les droits de douane deviennent des armes de soumission politique, la politique monétaire est décidée par lui avec l’organisation de la chute de la valeur du dollar pour pouvoir nous exporter les marchandises américaines et mettre à genoux notre tissus productif et il compte régenter les relations internationales dans un ubuesque « conseil de la paix ».

Une nouvelle fois, les nations européennes ont été dépeintes comme « méconnaissables », parce que le mouvement des peuples y a contraint leurs pouvoirs à la décolonisation et à l’acceptation de conquis sociaux et démocratiques qu’il faut détruire plus vite, et parce qu’elle achèterait « des éoliennes » à la Chine.

Ajouté à ses besoins de « sécurité nationale, » cela donnerait à Trump le droit tout à la fois de déverser sur l’Europe ses productions militaires, pharmaceutiques et numériques, d’acquérir le Groenland, de pousser à la direction des pays européens ses amis d’extrême droite, tout en reléguant le Vieux continent au rang de province d’un empire revendiquant désormais son caractère exceptionnel.

Le projet est d’autant plus facilité que la nature même de l’actuelle construction européenne vassalisée, insérée dans l’alliance militaire de l’OTAN ; dépouillée de ses atouts industriels ; dont l’épargne populaire est aspirée pour financer les conglomérats nord-américains ; l’interdépendance dans les secteurs du numérique, de la pharmacie, du transport maritime, du militaire organisé par le capital européen touchant jusque-là quelques dividendes en saccageant nos territoires et en jetant les travailleuses et les travailleurs hors du salariat et du travail. Ces mêmes dirigeants des plus grandes firmes capitalistes ne perdent jamais une occasion de vanter le modèle trumpien qui finira par les engloutir.

De l’Arctique au Proche-Orient, de l’Amérique Latine jusqu’aux espaces canadiens, la Maison Blanche nourrit la possibilité concrète de redessiner les frontières, non pas par des négociations diplomatiques, mais en brandissant la menace de la contrainte économique et de la force militaire. Les nouveaux besoins du capitalisme financier, numérique et militaire, des secteurs de l’automobile et de l’énergie, s’ajoutent  à leur obsédant projet de « contenir la Chine ». C’est le sens de l’antidémocratique « conseil de la paix »

S’appuyer sur le droit et l’ONU.

À l’Organisation des Nations Unies, tous les pays du monde sont représentés et chaque nation, qu’elle soit riche ou pauvre, dispose d’une voix, le secrétaire général est élu par l’assemblée générale. Au « conseil de la paix, » c’est un directoire restreint du monde réunissant une soixantaine de pays, non réputés pour être des modèles de démocratie qui font la nouvelle loi : celle du plus fort. Les gouvernements qui verseront 1 milliard de dollars auront droit à un siège permanent dans une assemblée dont Trump serait le président à vie. L’objectif fondamental est de faire fonctionner les relations internationales à partir de la loi du plus fort, et non plus selon les règles du droit international. Laisser faire revient à se condamner à glisser vers un système mondial dictatorial, militarisé et guerrier.

Pour une assemblée générale extraordinaire de l’ONU.

Face au danger, « Nous les peuples… » devrions demander à nos gouvernements de convoquer de manière expresse une Assemblée générale extraordinaire des Nations unies. Celle-ci devrait être retransmise sur les chaînes de télévision du monde avec pour ordre du jour une discussion approfondie sur la situation du monde, sur les moyens de mettre fin aux guerres et aux conflits, sur l’examen de projets de construction de sécurité commune, sur le respect des droits humains, de la démocratie et de la Charte de l’ONU. Les associations, organisations non gouvernementales, syndicats devraient pouvoir y être entendus. Il s’agirait d’une initiative démocratique visant à mobiliser les peuples contre les terribles bascules fascisantes qui pointent. C’est dans ce lieu que les chefs d’État et de gouvernement doivent parler devant les citoyens du monde et non au Forum de Davos où l’on ne discute que des intérêts de la petite caste des possédants qui pille les richesses produites par le travail et la nature. Il y a urgence à militer pour que l’ONU, avec ses limites et imperfections, reste le cadre interétatique des discussions où se jouent l’avenir de milliards d’êtres humains, celui du climat comme de la biodiversité et de la paix à conquérir.

Attention : le brun s’étale.

L’urgence humaine est d’autant plus pressante que Trump n’est pas un soliste égaré. Il est à la tête d’une armada de laboratoires expérimentant des politiques nationalistes, des économistes, des juristes spécialisés dans la sécurité, des militaires dévoués, des ingénieurs en infrastructures nouvelles, des nouveaux seigneurs du numérique formant l’avant-garde opérationnelle de la reconfiguration impériale. Ceux-ci ont leurs succursales sur le territoire européen et sont très actifs. Pour eux, la coopération, la politique, la diplomatie, la démocratie, la science, la culture, l’altérité ne sont que des mots, mais surtout  des maux.

Les infrastructures du capitalisme tel qu’il se déployait jusque-là ne leur sont plus suffisantes : les algorithmes qui optimisent les chaînes de valeur mondiales ont vocation à se transformer en logiciels pour le renseignement, la surveillance de masse, la manipulation, la désinformation et la guerre cybernétique, les crypto monnaies deviennent une arme géopolitique, l’automatisation, un accélérateur des déshumanisations et de délocalisations ou de relocalisations égoïstes.

Les entrepreneurs du numérique qui ont fait croire à la mise en réseau d’amitiés sur la planète sont la nouvelle aristocratie de ce nouveau cycle impérial où, en amont, ils pillent le travail et les minerais rares de nouvelles colonies, au milieu ils développent un nouveau prolétariat du clic et, en aval, mènent  la guerre de captage des données pour leurs réseaux, pour l’intelligence artificielle ou pour contrôler des satellites dans le ciel de la Terre. Jusque-là, l’hégémonie impériale se couvrait en associant pouvoir économique, pouvoir politique, pouvoir militaire. Le nouvel empire despotique en construction concentre d’incommensurables efforts sur l’armement et appelle à passer à une « économie de guerre » dirigée par le pouvoir politique et militaire.

Le rejet de « l’État constitutionnel » et de la pluralité de pouvoirs et de contre-pouvoirs est à l’œuvre comme on le voit avec les attaques contre les médias, les agences administratives, la justice et diverses institutions au service d’un État impartial.

Les gesticulations, les discours confus, dépourvus de vocabulaire du président des États-Unis ne peuvent être traités comme on l’entend trop, à partir de sa santé mentale. Il s’agit d’un projet politique qui porte en lui le fascisme. Il a des implications sur nos vies, sur l’information, sur la délibération publique. Il est urgent de réagir en construisant un front démocratique et progressiste et une unité populaire pour jeter les bases d’un anticapitalisme et d’un anti-impérialisme conséquents. 

 La lettre de Patrick LE HYRIC  du 29 janvier 2026.

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Scandales politiques au RN et à droite ,Du côté de Fréjus et de Saint-Raphaël..

   Peut être une image de texte qui dit ’BETHARRAM Vers une loi contre les violences à l'école P.7 l'Humanité JAURES EJOURNAL FONDE PAR JEAN JEUDI2 JANVIER 2026IN 2437013 |www.humanite.fr LES MAIRIES, CES PETITS LABOS DU RN L'extrême droite fait des communes qu'elle dirige les vitrines de son programme, à grand renfort de propagande. Sous le vernis, le bilan consternant. Tour d'horizon de ces villes. P.2 Éric Vuillard « Une couche de non-droit menace l'histoire >> Dans es Orphelins. Une histoire de Billythe Kid, l'auteur, Goncourt, suità atracel ors-la hors-la-loi oi Amérique bâtie violence. brutalite trumpiste Entretien.P.16 អំ’

                                                                           Scandales politiques au RN et à droite ,Du côté de Fréjus et de Saint-Raphaël

 

Ajoutons-y un troisième en PACA qui concerne le maire RN d’Orange, Yann Lombard, démis de ses fonctions le 26 janvier, condamné à 5 ans d’inéligibilité pour emploi fictif d’assistant parlementaire de la députée RN, Marie-France Lohro,  également condamnée pour enrichissement personnel, au même tarif.

Tous deux sont condamnés à 24 mois de prison avec sursis et à 40 000 euros d’amende pour Bompard, 10 000 euros pour la députée, plus une somme de 75 000 euros due conjointement à l’assemblée nationale.

 

Pour le maire, la décision s’applique sans recours, il est donc démissionné ; pour la députée RN elle n’a pas encore décidé de faire appel, bien que la présidente du tribunal ait déclaré que « les deux prévenus n’étaient pas aptes à exercer leurs fonctions et ce, dès aujourd’hui « souligne Libération.

Les deux condamnés étaient sous la coupe de Jacques Bompart, le père, qui avait fait sécession avec J-M Le Pen pour créer la ligue du sud et ratisser plus large, mettant  sur orbite son fils et « sa » députée.

 

Dans le Var, David Rachline vient de respirer un peu mieux, pour quelques temps, avec la relaxe du jugement du Tribunal correctionnel rendu le 27 janvier 2026. Jugement relatif à l’affaire du conflit d’intérêt qui remonte à 2017 quand il était, en tant que maire, à la direction de Fréjus-Aménagement et de celle du Port de Fréjus, deux sociétés d’économie mixte, deux fonctions rémunérées de 24 000 euros/an en plus de ses indemnités de maire et de sénateur.

 Sa faute : il n’aurait pas dû participer au vote des délibérations concernant ces sujets. Il encourait une peine d’inéligibilité et une amende. Sa défense : il ne pouvait tout savoir…

 

Vice-président du RN, ce cadre sup’, fidèle et proche de Marine Le Pen et Bardella avait dû démissionner de ses fonctions politique et renoncer à se représenter à la prochaine élection municipale. Il a immédiatement salué la justice qui reconnaissait « sa bonne foi » ?

Comme ceux de ses amis devant la cour d’appel de Paris qui soupçonnent les juges de parti-pris politique et ont beaucoup de mal à le démontrer, concernant les assistants fictifs des parlementaires RN puis RN, européens d’avant 2015 qui travaillaient pour leur parti, pas pour leurs députés…de bonne foi ! C’est le parlement qui payait les salaires !

 

Quant à David Rachline, il ne pourra pas échapper à l’examen public de la plainte pour favoritisme et corruption qui sera examinée le 22 septembre prochain. à la suite d’investigations publiées en 2023 par la journaliste Camille Vigogne Le Coat et développées dans le livre « Les Rapaces ». Enquête sur la “mafia varoise” de Marine Le Pen (Les Arènes, 2023), qui évoque des pratiques de longue date, d’affairisme et de détournement d’argent public au sein et aux dépens de la municipalité.

C’est cette échéance qui a suscité les distances prises par le RN avec son jeune et précoce sénateur-maire sérieusement secoué par ces révélations très documentées.

Il ne va pas manquer de se faire passer pour un maire reconnu non coupable tout en étouffant son prochain rendez-vous avec la justice. Il n’est pas sorti de l’auberge.

 

A Saint-Raphaël, c’est le feu entre LR…

 

On le sait, le maire Frédéric Masquelier qui était secrétaire départemental LR a démissionné en février 2025 et il se dit avec un sourire en coin qu’il n’aura pas de concurrent RN, tellement il leur donne de gages idéologiques comme celui de « la plaque aux victimes des…communistes ! » véritable injure à tous les résistants. Premier maire de France à concrétiser une telle initiative négationniste! Il a fait des émules dans quelques municipalités RN.

Il se voit déjà reconduit facilement, ce qui l’a poussé à réagir «en républicain » de choc en radiant des listes électorales son opposant de droite, Guillaume Jublot qui fut longtemps à ses côtés et qui a dû faire une requête en référé devant le tribunal de Fréjus pour rectifier le tir et re-figurer sur la liste électorale pour déposer sa candidature.

L’ex-directeur général du syndicat mixte du grand site de l’Estérel, lui aussi LR qui a le soutien du président de la Région, Renaud Muselier, avait constaté qu’il n’était plus sur les listes électorales de la ville. Evidemment le maire nie toute responsabilité et la mairie toute erreur, renvoyant sur la commission de contrôle… »Une coïncidence c’est comme un mystère, toujours imprévisible » Circulez y a rien à voir.

 

On a bien compris que LR et RN se rapprochent au profit du second dont l’implantation locale et nationale constitue un enjeu énorme et d’urgence. Leurs objectifs et leurs actes sont banalisés…ils mettent leur étiquette politique de côté, leurs ambitions sont grandes ici.

Ils ne s’émeuvent pas du tout de la chasse aux immigrés aux E-U par les milices privées (ICE) de Trump et à ses projets d’invasions de territoires et de shérif lourdement armé qu’il s’octroie. Il y a des silences assourdissants. A l’extrême-droite ils rêvent de l’imiter !

 

A Saint-Raphaël écrit son maire… républicain(?) « Aujourd’hui, la ville dispose d’un peu moins de 9 % de logements sociaux (au lieu de 20 à 25%) et doit donc encore produire plus de 2 500 nouveaux logements sociaux. Pour atteindre l’objectif à l’horizon 2025, l’État a demandé à la ville de produire 250 logements sociaux par an pendant dix ans (2015-2025), un objectif irréalisable considérant les contraintes de la ville ».  Il préfère payer les amendes aux citoyens  (1)

 Tout est dit sur ce plan social essentiel, il n’est pas le seul dans le Var, hélas ! Il y en a bien d’autres et ce n’est pas en votant pour un LR ou un autre LR, droite ou RN que ça changera quelque chose.

La liste écologiste et de gauche emmenée par Emmanuelle Cocusse est prête à relever les défis économiques, sociaux et écologiques sabotés par tous les conservateurs et néo-fascistes.

Une liste qui refuse la résignation et fait le pari de la solidarité plutôt que du rejet de l’autre et de tous les précaires victimes des politiques austéritaires libérales dans une société malade de ses inégalités.

René Fredon

Cette PJ, sans rapport direct avec le texte ci-dessus, que je viens de découvrir.Elle porte sur « le nouvel ordre mondial » Une contribution particulièrement riche.

 

https://mail01.orange.fr/appsuite/#!&app=io.ox/mail&folder=default0/INBOX

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le Groenland et le Danemark

Peut être un dessin de texte qui dit ’DAVOS OS ILNE LẤCHE RIEN! H GROENCAND Ciamn’

Photos .. Source le journal ” Le Progres ” 

Le Groenland et le Danemark

Les représentants du Groenland et du Danemark, après leur rencontre mercredi 14 janvier avec l’administration Trump, ont déclaré que cette dernière avait « la volonté de conquérir le Danemark ». Les ambitions impérialistes étatsuniennes contre le Groenland se situent dans le prolongement du désir de prédation et de contrôle des terres rares et des corridors stratégiques qui redessinent la doctrine Monroe comme élément majeur de la stratégie de Washington. C’est la même logique qui préside à l’intervention militaire au Venezuela, aux menaces contre Panama et même contre Saint-Pierre-et-Miquelon. Donald Trump utilise l’arme monétaire et commerciale en menaçant d’imposer des droits de douane aux pays qui oseraient s’opposer à ses ambitions impérialistes.

Face à cette menace globale, la France doit avoir une réponse globale à la hauteur. C’est la politique de vassalisation et de capitulation face à l’impérialisme étatsunien qu’il est nécessaire de remettre en cause. La France et l’UE n’ont cessé de capituler face aux diktats de Trump, que ce soit sur la question de l’augmentation des dépenses militaires ou sur la question commerciale.

Or, nous assistons à la fin de l’OTAN. Cela confirme la position historique du PCF. La France peut et doit mener, en toute indépendance de l’OTAN et des États-Unis, une politique de sécurité et de défense. Il est urgent, pour elle, d’agir auprès des États membres européens, en faveur de la dissolution de cette alliance qui n’est que le bras armé des États-Unis. Elle doit, pour sa part, sortir de l’OTAN, en commençant par son commandement intégré, et proposer la construction d’un espace européen de sécurité collective sur les bases de la charte des Nations Unies et de l’esprit d’Helsinki.

Un déploiement militaire symbolique, et surtout demeurant lié à l’OTAN et sans consultation du Parlement, ne relève que de la gesticulation. De même, l’évocation de l’activation du mécanisme anti-coercition de l’UE pourrait ouvrir un chemin d’indépendance envers les États-Unis. Mais, chacun sait qu’elle est soumise à un vote du Conseil européen à la majorité qualifiée et que cette disposition donnera pouvoir à la Commission pour négocier avec les États-Unis sans limite de temps.

La France peut prendre la tête d’une coalition d’États prenant des mesures immédiates telles que la dénonciation de l’accord commercial signé en août 2025 entre l’UE et les États-Unis, qui signifiait une reddition complète des Européens. La Commission européenne ne doit plus pouvoir décider seule de la politique commerciale des États européens ! Il est temps d’engager une démarche remettant en cause les traités européens. Tout en annonçant sa sortie immédiate du commandement militaire intégré de l’OTAN, la France doit prendre des initiatives européennes pour la construction d’un espace paneuropéen de sécurité collective en toute indépendance de l’OTAN, des États-Unis et de l’UE.

Publié le 19 janvier 2026 par L humanité 

 

✏️ dessin du jour pour @_lunion Donald Trump pense à ...

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Les menaces de Trump, le budget de la France et les municipales

 

Les menaces de Trump, le budget de la France et les municipales

 

 Peut-on séparer ces trois objectifs qui s’imposent à nous et qui se superposent, tellement les ambitions criminelles de Trump qui se veut faiseur de paix, mettent en cause et piétinent la souveraineté des peuples au point de faire parler la loi du plus fort,« sa » force militaire pour kidnapper le chef d’Etat du Venezuela, Nicolas Maduro, toujours dans les geôles américaines, sans preuve -et pour cause- de ce qui avait servi de prétexte !

 

L’Europe et Macron s’étaient alors réjouis…sauf le ministre des affaires étrangères et plus tardivement le 1er ministre.

Ils ont changé de ton après les sommations de Trump de s’approprier le Groenland sous tutelle du Danemark, ce qui en fait un territoire européen. Il a, du jour au lendemain, renoncé à utiliser la force et à taxer les pays qui ne le suivraient pas, tout en prétendant que « les conditions étaient réunies » pour qu’il achète cette terre de quatre fois la France et de 58 000 habitants. La France voyait ses vins et champagnes taxés à 200% !

 

Le gangster de la Maison blanche n’hésite pas à poser les E-U en leader de la victoire sur les nazis en 1945, histoire de complexer le Danemark Nous avons gagné la guerre largement sans nous, vous seriez tous en train de parler allemand et peut-être un peu japonais »…en toute délicatesse et modestie.

Dans ses délires d’agrandir l’empire américain, c’est son égo avant tout et sa soif de pouvoirs qui animent ce grotesque personnage prêt à tout pourvu qu’il laisse des traces mais aussi sans assumer ainsi que ses prédécesseurs, les centaines de milliers de morts pour les interventions militaires états-uniennes sur tous les continents depuis 80 ans.

 

A Davos, où se sont rencontrés les chefs d’entreprises mondiaux de haut rang, banquiers compris, le tribun de caniveau n’a pas enthousiasmé tous ses pairs ainsi que chez les hauts cadres de l’OTAN, tous des pro-capitalistes qui mesurent les divisions qu’est en train de nourrir Trump, jusque dans son propre camp et dans son propre pays.

Comble de ses prétentions ultra-conservatrices, au diapason avec l’extrême-droite, pas toujours à l’aise, il a décidé de saborder les Nations-Unies dont les E-U avaient été à l’origine. Il a lancé pour maîtriser Gaza, un conseil pour la paix qu’il présiderait, quitte à contrarier Netanyaou qui entendait en faire son affaire ! En même temps que Trump piétine l’ONU et sa charte de « Paix, dignité et égalité sur une planète saine « (1)

 

Tout cela parce qu’il sait fort bien que le système capitaliste est en train de perdre son hégémonie sur le reste du monde. Il exhibe la force militaire des E-U, sa domination économique et financière sérieusement contestée tout comme son idéologie impérialiste flattant les nationalistes les plus identitaires, racistes et suprématistes blancs.

Le monde entier voit et entend les menaces du leader américain qui se comporte comme s’il était le maître de la planète. Les peuples se demandent comme cela va finir, vu la supériorité militaire des E-U et de quelques grandes nations détenant l’arme nucléaire. La raison dont fait preuve Trump paraît pour le moins perturbée et en tout cas fort peu rassurante, 78% des Français.es s’inquiètent du recours possible à l’arme nucléaire, selon l’IFOP ,

 

Certains, très à droite, voudraient qu’une telle crise mondiale n’ait aucune incidence avec celle du gouvernement français qui n’a pu adopter le budget 2026, faute de majorité parlementaire et du refus présidentiel de nommer tout 1er ministre de gauche.

C’est maintenant que le déficit et la dette de la France risquent de s’accroître plutôt que de se réduire. Trois premiers ministres s’y sont cassés les dents car le budget était manifestement austéritaire qui touche les couches populaires et moyennes et élargit les inégalités.

 

Ce que dénie le bloc macroniste : trop de dépenses publiques, sociales, associatives, culturelles. à tous les niveaux et pas assez de recettes par le refus de taxer milliardaires et ultra-riches, les très hauts revenus, des subventions publiques attribuées aux grandes entreprises sans contrepartie. Tandis que des milliers de PME traversent de sérieux problèmes financiers.

Le budget encore retouché au 49-3 par Lecornu inclut les milliards supplémentaires de dépenses militaires pour nous préparer à anticiper une » menace russe » fantasmée et le retrait des E-U laissant à l’Europe ses dépenses de défense. Même les députés de la macronie disent qu’ils ne le voteraient pas. Quant aux LR et au RN, ils trouvent le budget beaucoup trop social et pas assez épuré. Ils sont au garde-à-vous devant les milliardaires et les grands patrons. C’est ce qu’ils appellent « valoriser le travail ».

 

On ne dit pas qu’ils ne travaillent pas, ils sont allergiques à parler de capital si ce n’est pour l’augmenter et produire des dividendes à leur seul profit, quitte à mettre des salariés au chômage qui n’ont que peu de place dans les décisions économiques et sociales. C’est ainsi que les gouvernants libéraux répondent aux exigences des très grandes entreprises qui ne cessent d’augmenter leur richesse même si leurs résultats ont fléchi et les personnels essorés.

« Beaucoup trop de protections sociales » clament ces philanthropes, ils sont contre « l‘assistanat », les mêmes veulent réduire les acquis sociaux -obtenus par les luttes- et obliger les chômeurs à s’en accommoder ! Donc ils réduisent le montant et la durée, alors que ce sont les patrons qui les ont mis au chômage. Même s’il y en a qui auraient préféré ne pas les priver de salaires. Ils sont nombreux parmi les petites et moyennes entreprises.

C’est aussi le cas de nos agriculteurs dont les revenus sont au-dessous de leurs charges, ils viennent de faire reculer l’accord de l’UE signé avec le Mercosur après plusieurs semaines de mobilisation. L’accord est bloqué.

 

Quelle incidence sur les Municipales ?

Bien malin qui pourrait le dire avec certitude. Tout ce qui est prévision n’est que supputation plus ou moins proche d’un résultat à deux mois. Ce qui paraît acquis c’est -et pas qu’en France- la montée en puissance des extrêmes-droites. Plus encore dans le Var où le RN absorbe et domine visiblement l’électorat des « républicains »ainsi que des cadres LR. Le précédent président Ciotti a fait son micro-parti collé au RN qui se veut « attrape-tout » en laissant de côté leur idéologie néo-fasciste. A l’abri et au service de Trump.

 

Quelle sera l’incidence électorale en France de l’impopularité grandissante de Trump (2)  qui se manifeste aux E-U, au sein même de l’U-E et dans une large partie des autres pays du monde ?

Si on ajoute les détournements d’argent public des hautes sphères du FN-RN…« de bonne foi »(?), en cours de jugement et les récents soucis judiciaires des maires de Fréjus et de Cogolin, pour ne parler que du Var, il pourrait y avoir à droite et au RN des déceptions salvatrices.

 

Cela fait partie du débat public en cours que mènent les listes de gauche pour reconquérir des villes et villages passés à droite que le RN convoite, notamment Toulon et La Seyne. Ce qui serait un très mauvais signal en vue de la présidentielle.

L’enjeu est de taille. Il dépend beaucoup du nombre de votants (30% seulement en 2020 à Toulon et un seul tour)  et de la construction collective d’un programme de progrès social, d’environnement, de paix, de sécurité et de respect de l’autre…

 

 

René Fredon

 

 

(1) (https://www.un.org/fr/about-us/un-charter

 

(2) La leçon de Zinédine Zidane à Donald Ttump

 

 

Actualités, National

La droite dans la niche de l’extrême droite et le macronisme les couve
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                                                                                                          La droite dans la niche de l’extrême droite et le macronisme les couve !

Le règlement de l’Assemblée nationale prévoit que chaque groupe politique se voit attribuer une journée par session parlementaire pour présenter une ou plusieurs propositions de loi. C’est ce qui est vulgairement dénommé « niche parlementaire ».

Ce 22 janvier était réservé aux propositions de « la droite républicaine » de messieurs Retailleau et Wauquiez. L’examen de la dizaine de textes proposé illustre l’inquiétante dérive de leur navire vers les eaux boueuses et brunâtres de l’extrême droite.

Les coucous pondent leurs œufs dans le nid d’autres oiseaux.  Retailleau et Wauquiez vont chercher leurs œufs réactionnaires et avariés dans les puanteurs de la niche de l’extrême droite. Tout en modération, le site de la chaîne parlementaire LCP est contraint de relever que, sur plusieurs sujets, le parti LR n’entend pas « abandonner des fondamentaux aux troupes de Marine Le Pen et d’Éric Ciotti ».

Effectivement, le « copier-coller » dépasse ce que nous pouvions imaginer. Pour être certains que leur marqueur politique soit bien compris, les députés LR reprennent une proposition de résolution européenne visant à “inscrire la mouvance des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes“. Parce qu’il est une résolution et non d’une proposition de loi ce texte n’aura aucun effet. Mais la balise politique est posée en agitant le spectre d’« un réseau idéologique structuré prônant l’instauration d’un ordre politique fondé sur la charia ». Une fois de plus, l’objectif est d’amalgamer Islam avec islamisme politique et terrorisme. Il n’est pourtant pas si loin le temps où M. Sarkozy demandait à la télévision de pouvoir dialoguer tranquillement en direct avec M. Tariq Ramadan, petit-fils du fondateur des Frères musulmans. Dans la même veine, les députés LR déposent un autre texte visant à « interdire aux filles mineures de porter le voile dans l’espace public ».

Toujours plus haut, toujours plus fort, la droite à tribord propose de voter une loi prévoyant de « suspendre les droits aux prestations et aux aides publiques pour les personnes reconnues coupables d’exactions lors de rassemblements ou de manifestations ».

Mais pourquoi simplement les « prestations et aides » qui bénéficient aux plus modestes ? On assiste à la régénération de cette vieille antienne : classes laborieuses, classes dangereuses.LR ne propose pas de légiférer pour supprimer « les droits aux aides publiques » aux forces du capital qui licencient, délocalisent, profitent des paradis fiscaux. Cette violence-là, la droite « républicaine » ne la combat pas. Elle la cautionne, la soutient, la justifie.

En 2007 figurait dans le programme de J. M. Le Pen une demande permettant à chaque policière ou policier qui fait usage de la force ou de son arme d’être considéré en légitime défense. Alors que la droite s’était toujours refusée à reprendre cette proposition, voici qu’en 2026 LR veut une législation visant à  « reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions ». Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, avait refusé une discussion à ce sujet. Mais le nouveau ministre de l’Intérieur, M. Nunez l’approuve. La pollution brune s’épaissit et se répand.

Dans toute l’Europe et dans notre pays, la légitime défense est fondée sur le principe de « l’absolue nécessité ». Elle ne peut être reconnue que si la riposte est jugée indispensable pour protéger son intégrité physique ou celle d’autrui, « proportionnée » au danger et « immédiate ». Ces principes s’appliquent aux policiers et aux gendarmes comme à tous les citoyens.

Or, la présomption de légitime défense, permettrait aux policiers, et aux gendarmes de sortir du cadre commun pour inverser la charge de la preuve : quelles que soient les conséquences de l’usage de leurs armes et ses conséquences – blessures, handicap, mort – celle-ci serait considéré comme légitime par défaut.

La droite ne laisse pas de côté sa fibre antisociale. Ainsi, elle tente une nouvelle fois d’ouvrir la brèche du « travailler toujours plus sans être payé » en ouvrant la possibilité de faire travailler les salariés le 1er mai, férié et rémunéré. Un projet présenté comme une dérogation pour certains secteurs d’activités. Mais, en réalité, toute dérogation est une brèche destinée à s’élargir, comme on le voit pour le travail du dimanche. La perte d’un conquis se fait toujours au détriment de l’ensemble des salariés, notamment avec la fin des majorations salariales. Quant à la carotte du volontariat, il n’est que publicité mensongère dès lors qu’un lien de subordination existe dans le contrat de travail. Le 1er mai est, une journée, exceptionnelle commémorant les luttes internationales pour les droits des travailleuses et travailleurs. Il doit être maintenu et défendu.

À cette liste de textes compatibles avec les orientations des extrêmes droite, il faudrait ajouter une proposition de loi « visant à faire assumer à chacun les conséquences de ses actes en permettant la saisie des amendes non payées sur les minimas sociaux », une autre prônant « l’interdiction du maintien dans l’hébergement d’urgence aux immigrés illégaux », ou encore un texte « visant à concilier la continuité du service public de transports avec l’exercice du droit de grève ». Une nouvelle entaille donc dans un droit constitutionnel : le droit de grève dans les transports.

Cet ensemble de textes, valant programme, n’ont qu’un objectif : chauffer au rouge le fer à souder les droites et les extrêmes droites en vue de leur union « par les urnes », selon la formule de M. Retailleau.

Après N. Sarkozy qui a demandé aux démocrates de bazarder « le front républicain », tout se met en place pour dérouler le tapis rouge aux extrêmes droites vers les centres de décision, au moment où Trump renverse le monde et appelle ouvertement à l’installation de ses amis à la direction des pays européens.

Reprendre les textes de l’extrême droite, – qui vient de voter une diminution des dotations aux collectivités locales de 4,9 milliards d’euros – revient à la crédibiliser et à lui donner de la force tout en engageant un processus de retour des droites républicaine aux vieux démons de l’avant Seconde Guerre mondiale jusqu’à emprunter des chemins s’éloignant du républicanisme. Une fois encore les députés macronistes et plusieurs membres du gouvernement se sont vautré dans ces complaisances et soutiens. Il y a urgence à réagir ! 

En Allemagne dans les années 1930, la droite a donné le pouvoir aux nazis, pensant naïvement le partager et les contrôler. On connaît la suite ! Les partis nationalistes autoritaires ne partagent jamais le pouvoir longtemps et font toujours payer ceux qui ont tenté de les limiter ou de les contraindre.

Ces textes ne sont pas présentés par hasard à la veille des élections municipales. Une partie non négligeable des forces du capital fait pression sur des maires de droite attachés à leur fauteuil pour réaliser des « unions municipales ». Dans d’autres endroits, s’infiltrent dans des listes des personnages téléguidés par des groupes d’extrême droite et par le milliardaire Stérin.

Non seulement la vigilance s’impose, mais l’union des progressistes et des écologiques, jusqu’aux humanistes et démocrates s’imposent.

« Le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie, mais son évolution en temps de crise » nous enseigne Bertolt Brecht.

Par Patrick LE HYARIC 

Actualités

Municipale à Toulon ,Josée Massi défendra son siège Avec un soutien de poids, Charles Berling..

Toulon : Charles Berling apporte son soutien à Josée MassiCharles Berling

 

 

Josée Massi face aux pressions politiques à droite

Municipale à Toulon ,Josée Massi défendra son siège ,Avec un soutien de poids, Charles Berling

 

L’information a été confirmée le samedi 10 janvier par Var-Matin.(1) La maire sortante non encartée, Josée Massi, nommée par Falco après sa condamnation puis « oubliée »  a finalement décidé de conduire sa propre liste, après que Falco ait désigné le sénateur LR Michel Bonnus déjà prêt sur la liste de départ.

Ce même jour, l’acteur Charles Berling, directeur de Châteauvallon et du théâtre Liberté de Toulon, qui quitte ses fonctions, annonce son soutien à José Massi, il salue son travail depuis qu’elle est devenue maire de Toulon alors qu’elle n’y était pas préparée et s’est révélée à la hauteur de la tâche, a-t-il tenu à souligner. « Josée Massi est la plus à même de rassembler les gens qui pensent que Toulon peut continuer à se développer... »

 

Il ne dit pas de mal de Michel Bonnus mais regrette « sa proximité avec Bruno Retailleau qui mène une politique clivante, proche du RN dans la haine de l’autre, dans la répression »…On ne le lui fait pas dire. Il fait état de sa sympathie pour la liste de gauche conduite par Magali Brunel « qui a des idées intéressantes, qui travaille pour la jeunesse et lutte contre le communautarisme... ». Dont acte.

 

La liste « Toulon en commun » qu’elle anime tiendra son premier meeting de campagne le mardi 20 janvier au Zénith à 18 h.

Deux listes de droite, une au « centre » du Modem, menée par Pierre-Jacques Depallens, deux à gauche, celle de Toulon-en-commun (PS, PCF, Ecologistes) avec Magali Brunel à sa tête et celle de LFI, emmenée par Isaline Cornil, plus d’autres non encore déclarées, cela peut laisser craindre un plus haut score au 1er tour de la candidate RN.

 

A la municipale de 2020 il n’y eut que 30,67% de votants et un seul tour ! Falco l’avait emporté avec 61,39% des exprimés (2) Aux législatives de 2024, le RN a fait le plein ou presque : 7 députés sur 8 dont une à Toulon au 1er tour…

 

Restons lucides, on n’en est plus là, plus encore dans le Var. Ce qui ne veut pas dire qu’on se résigne, bien au contraire. Il n’y a aucune fatalité, d’autant que nous sommes dans une période de crises permanentes, à la fois économiques, sociales, climatiques, politiques, idéologiques… provoquées par Trump et ses soutiens d’extrême-droite en admiration devant son impérialisme qui, par la force militaire, veut dominer le monde qui lui échappe.

C’est pourquoi Laure Lavalette fait tout ce qu’elle peut pour camoufler son étiquette d’extrême-droite et dépolitiser une élection, certes locale, qui ne saurait ignorer ses objectifs nationalistes, identitaires, racistes et ultra-capitalistes liquidateurs des services publics et générateurs des inégalités sociales. Les ultra-riches se frottent les mains.

 

La candidate est dans le déni de son idéologie néo-fasciste fondée sur la loi du plus fort. Elle ne se mouille pas  l’intervention militaire et de la capture par Trump du chef d’Etat du Venezuela, Nicolas Maduro et de sa femme pour des prétextes fallacieux par ailleurs, alors qu’il y a violation de la charte de l’ONU et de la souveraineté des peuples, argument qui embarasse le RN : le chef d’Etat américain s’approprie par la force, ce qu’il décide d’abord pour ses propres intérêts et passe à l’action militaire sans même en avoir le mandat ? Il lui suffit de nous lister ses prétentions aberrantes pour les mettre en œuvre ? Du jamais vu ! (3)

 

Il serait temps de nous en démarquer. Ce que n’ont pas fait Macron ainsi qu’une partie des macronistes, de LR et de toute l’extrême-droite.

La candidate et cadre RN fait comme si les communes n’étaient pas concernées, ni les départements, ni les régions, ni la France, ni les citoyens finalement ?

 

Elle croit épater les Toulonnais.es en recrutant un rugbyman natif de Toulon, David Gérard, qui n’y a jamais joué, peu importe, il est actuellement entraîneur de la Roumanie. La porte-parole du RN lui offre « la 2è place sur sa liste pour dit-elle, faire de Toulon une grande ville sportive » ? Comme si Toulon l’avait attendue !

 

Elle avait envisagé -et nommé sur Cnew- Jérôme Gallion, demi de mélée international qui ne l’a jamais rencontrée, pour l’avoir sur sa liste ! Il n’a pas mordu à l’hameçon. Même chose avec le président de l’Université de Toulon, Xavier Leroux à qui elle proposait la 4è place. Ils se connaissent mais le président a refusé de jouer les notables « neutres » au service du RN.

 

Autre déception, les encouragements de Cendrine Blot, l’épouse et adjointe incontrôlable du défunt maire FN de Toulon, Jean-Marie Le Chevallier qui avait conquis la ville  à la fin de l’ère très mouvementée d’Arreckx en 1995.

 

Toulon a connu six ans (1995-2001) de guerres intestines violentes et de gestion calamiteuse, maintes fois condamnées. Pas de quoi enthousiasmer la députée d’extrême-droite aux dents longues qui ne veut pas assumer ses prédécesseurs.es.

 

Elle met le couvercle sur ses origines, à Talence (Gironde), de jeune étudiante d’une famille catholique traditionnaliste très à l’extrême-droite, le père membre d’Ordre nouveau, le grand-père des Croix-de-feu et la jeune étudiante dirigeante du GUD (groupe union défense) affilié au FN, mouvement très violent au sein des universités…elle adhère au FN à 21 ans et reste très fidèle au fondateur nationaliste, négationniste et colonialiste assumé, plusieurs fois condamné. D’où le changement de nom, devenu RN.

 

Comment les Toulonnais.es pourraient-ils se laisser duper par les discours de « rassemblement  et d’égalité » alors que le RN préconise la « préférence nationale » et agite « le grand remplacement » qui nous menacerait ? Leurs votes sont également très significatifs, à l’assemblée nationale, au sénat et au parlement européen.

 

Dans le Var tout ne baigne pas pour le RN : A Fréjus, le maire, David Rachline s’est vu retirer l’investiture, par décision interne, pourtant très proche de Marine Le Pen, il  n’est plus vice-président de son parti. Il sera jugé le 22 septembre 2026 pour favoritisme dans l’attribution de marchés publics. A  Cogolin le maire FN puis Zemmourien, Marc-Etienne Lansade vient d’être démissionné pour abus de faiblesse dans une affaire immobilière.

 

Pendant 5 semaines débute le procès en appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN-RN condamnés pour détournements de fonds publics que Marine Le Pen nie et en profite pour lui permettre d’annuler l’inégibilité qui avait été prononcée. On va en entendre parler tous les jours sur les médias.

 

Le chaos très inquiétant dans lequel nous sommes, aggrave les conditions de vie des classes populaires en même temps qu’il réduit les moyens de gestion de nos collectivités…tout en augmentant le budget militaire ?

 

Raison de plus pour se mêler du débat qui veut nous faire avaler les privations, les reculs sociaux et les économies qui enrichissent les ultra-riches.

 

« Y a comme un défaut…» disait Fernand Raynaud

 

 

René Fredon

 

 

(1) https://www.nicematin.com/societe/politique/pourquoi-la-maire-de-toulon-josee-massi-sera-egalement-candidate-a-l-election-municipale-de-2026-10663480

 

(2) https://www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr/resultats/municipales-2020/083/083137.php

 

(3) https://www.pcf.fr/le_venezuela_appartient_aux_seuls_venezuliens

 

 

Actualités

Trump, le gangster de la Maison Blanche

 

                                                                      Trump, le gangster de la Maison Blanche

Ce lundi à Toulon, sur la place de la Liberté, tous les partis de gauche, la CGT et Solidaires, la LDH, le mouvement de la paix…avaient appelé à un rassemblement pour condamner le kidnapping criminel du président du Venezuela, Nicolas Maduro par Trump qui entend poursuivre « ses objectifs prioritaires d’annexions de territoires » : Groënland, mais aussi Cuba, Colombie, canal de Panama…rien que ça !

Gare aux gouvernements récalcitrants, à commencer par ceux qui n’ont pas l’intention de se laisser coloniser. Ce que la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rogriguez répète avec force, elle assume l’intérim du président Maduro avec détermination et entend faire respecter la souveraineté du peuple qui leur en a donné ce mandat.

Trump sait que la puissance économique et militaire des Etats-Unis lui permet de s’approprier des pays qui n’ont pas les mêmes dimensions et moyens de défense face à la loi du plus fort comme nous le savons. Mais ce n’est pas ce que veulent les peuples en grande majorité.

 

Cette loi du plus fort, il veut de nouveau l’imposer au mondehttps://www.un.org/fr/about-us/un-charter/full-text, en contradiction totale avec la charte de l’ONU signée à San Francisco le 26 juin 1945 par les E-U qui avaient la mission de transmettre les amendements à tous les Etats signataires (), Soit deux mois à peine après la fin de la 2ème guerre mondiale et de la capitulation de l’Allemagne nazie.

Cinq à six semaines plus tard, les 6 et 9 août de la même année, les E-U lâchaient les deux premières bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki ! Histoire d’illustrer la charte de l’ONU dont le siège se situe à New-York, dans l’île de Manhattan. Drôle de symbole de paix et d’espoir ? Pour bien montrer leur puissance militaire à leur allié soviétique qui avait été déterminant dans la capitulation nazie et avait perdu plus de la moitié des 60 millions estimés de morts civils et militaires.

Quelques années après, les E-U, alors première puissance économique et militaire tenaient à conserver leur leader-ship face à l’ex-URSS qui jouissait alors d’une grande influence idéologique dans le monde entier. Les E-U ont choisi en 1947, avec les pays capitalistes de former une alliance atlantique puis l’OTAN, bien avant le pacte de Varsovie,14-5-1955 (URSS et pays de l’Est).

 

L’implosion de l’ex-URSS en 1991 a évidemment constitué un événement considérable qui n’a nullement sonné la fin de l’histoire et la validation définitive du système capitaliste. Loin s’en faut. L’émergence de la Chine en 1949 et son développement exceptionnel, économique et social en 75 ans ! Au point de détenir 850 milliards de $ de la dette colossale américaine. Le dollar perdant de sa valeur et de son statut de monnaie mondiale.

Ces quelques repères à grands traits ne sont guère soulignés dans les médias publics et privés entre les mains des ultra-riches au détriment des jeunes générations notamment.

 

Macron en dessous de tout…désavoué par son 1er ministre

L’allégeance du président de la République n’est pas passée inaperçue. D’entrée, il se réjouit de l’initiative de Trump : « le peuple venezuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictacture de Nicolas Maduro et ne peut que s’en réjouir… » et tout à l’avenant. Une honte.

(https://x.com/EmmanuelMacron/status/2007520035766509829)

 

Aussitôt, son ministre des affaires étrangères disait le contraire : qu’il s’agissait d’un enlèvement illégal, contraire au droit international… Jusqu’à ce que le 1er ministre, Lecornu, lui aussi, juge le rapt de Nicolas Maduro illégal et illégitime, obligeant Macron à atténuer sa réaction première. Trop tard, comme Trump, il s’est ridiculisé plus qu’attiré des soutiens dans son propre camp.

Il se permettait même de soutenir le candidat choisi par Trump pour remplacer le président Maduro kidnappé par les militaires américains ainsi que son épouse Cilia Flores.

 

Ce mardi 6 janvier, à Caracas, avait lieu laprestation de serment de la vice-présidente du Vénézuela, Delcy Rodriguez,qui a affirmé, n’en déplaise à Trump, la continuité de l’Etat et du gouvernement. Elle a été proclamée présidente par intérim du Vénézuela devant le conseil d’administration de l’Assemblée nationale qui a entamé une nouvelle session législative ce lundi.

(https://vendemiaire.over-blog.org/2026/01/venezuela-delcy-rodriguez-prete-serment-au-parlement.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail)

N’en déplaise à Trump qui la présentait publiquement comme « déjà corrompue » sinon il lui promettait le pire. Tel est le niveau du gangster de la Maison blanche qui croit manipuler à sa guise les peuples et n’importe quels dirigeants. Il a dû voir trop de films de voyous sanguinaires qui ne rigolent pas devant les tas de fric.

Delcy Rodrígueza juré de «ne pas se reposer une minutepour garantir la paix de la République, ainsi que la tranquillité spirituelle, économique et sociale de notre peuple ». Citant Simón Bolívar, elle s’est engagée à « garantir un gouvernement qui apporte le bonheur social, la stabilité et la sécurité politiques».

 

Les coups d’Etat ou les mises sous tutelle, pour ne pas dire la colonisation, aboutissent rarement à la sérénité, au calme mais sèment plutôt le chaos et les guerres toujours sanglantes au détriment de celles et ceux qui les subissent et au profit de ceux qui en décident.

Les exemples ne manquent pas et «l’administration» de Trump au service des ultra-riches, annonce la couleur : très noire mais possiblement évitable, selon l’engagement des peuples pour leur souveraineté, par l’union et l’élargissement des progressistes.

L’installation de Zhoran Ramdani, socialiste et musulman, à l’Hôtel de ville de New-York, ce samedi 3 janvier, en même temps que le président Maduro et son épouse étaient lâchement enlevés puis sa condamnation d’une telle forfaiture, montre que Trump a déjà perdu beaucoup de son influence et non le contraire, dans son propre pays.

Ce ne sont pas ses cibles et le reste du monde qui vont lui dire merci !

 

René Fredon

(à suivre)

 

Actualités

VENEZUELA :Trump en criminel de guerre kidnappe le président Maduro

Peut être une image de texte qui dit ’STOP À L'AGRESSION ERIALISTE CONTRE LE VENEZUELA PCF RASSEMBLEMENT 3 JANVIER I 18 REPUBLIQUE I PARIS’

 

Venezuela :Trump en criminel de guerre kidnappe le président Maduro

 

Les droites et extrêmes-droite se frottent les mains. Brésil, Colombie et Mexique condamnent ce coup d’Etat, lourd de menaces qui en dit long sur celui qui craint pour son avenir à la tête des E-U.

 

Quelque heures avant l’enlèvement du président Nicolas Maduro et de sa femme, il donnait une interview à Ignacio Ramonet, ancien directeur du Monde diplomatique et co-fondateur d’ATTAC dont il est toujours présiden d’honneur.

 

Grâce au blog « Vendémiaire » nous vous joignons l’intégralité du contenu de cette rencontre (1) ainsi que les références du même blog au lendemain de cet attentat terroriste(2) transformé en prouesse militaire, en attendant les réquisitions d’une justice sous haute pression impériale.

 

Washington affirme vouloir piloter la transition politique à venir, Caracas rejette toute remise en cause de sa souveraineté et affirme se préparer à défendre le pays,..

 

La vice-présidente Delcy Rodrígueza rejeté les déclarations de Donald Trump, selon lesquelles elle serait disposée à coopérer avec les États-Unis après l’éviction de Maduro ??? Méthode de vrai gangster, la menace et la force, ça le connaît.

 

Nous sommes prêts à défendre le Venezuela, nous sommes prêts à défendre nos ressources naturelles qui doivent servir au développement national”,a-t-elle déclaré à la tête d’un Conseil de défense. Exigeant “la libération immédiate du président Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores”,elle a répété que “l’unique président du Venezuela, c’est le président Nicolás Maduro” !

 

Macron a salué la fin de la dictature -et donc remercié Trump- il appelle « àune transition démocratique », comme s’il pouvait compter sur Trump pour cela ? Quelle démagogie ! Trump a déjà nommé la future « présidente » d’extrême-droite, Edmundo Gonzales Urrutia, qui compte sur lui pour faire le ménage. C’est même sa spécialité. Macron y est favorable !

 

Pourtant, le ministres des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot avait estimé que “l’opération militaire ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international”. Il avait ajouté que“la France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir”.

 

A gauche la critique a été spontanée. « Laprise de position de Macron n’est pas la voix de la France. Il nous fait honte. Il abandonne le droit international. Jour sombre pour notre pays”,a écrit sur X Jean-Luc Mélenchon.un rassemblement a eu lieu samedi soir à Paris, place de la République, à l’appel de La France insoumise, pour dénoncer l’impérialisme états-unien.

 

Fabien Roussel, pour le PCF, a qualifié de « scandale absolu » la déclaration fadassse de Macron « uneFrance rabaissée au rang de 51ème état des USA, la honte ultime”. Il avait appelé à un rassemblement samedi à 15 h à la statue de Simon Bolivar à Paris.

 

La fédération PCF du Var appelle à un rassemblement lundi à 18 h place de la Liberté à Toulon, suite à l’agression américaine au Venezuela, en violation du droit international et de la souveraineté des peuples.

 

Le leader PS, Olivier Faure, considère que « cette stratégie agressive des États Unis doit être dénoncée. La France n’est pas un État vassal des USA et notre président ne peut pas se comporter comme un simple porte parole de la maison blanche”

 

La responsable des Ecologistes, Marine Tondelier, a de son côté,condamné cette attaque qui constitue une agression manifeste et illégale d’un état souverain, quoique l’on pense du gouvernement de Caracas.Cest un nouvel effondrement du droit international, sous les coups des impérialismes qui sont les oripeaux d’une nouvelle ère de prédation.

Au RN c’est la prudence, relative, et l’embarras : À ce stade, nous ne pouvons qu’appeler à ce que la parole soit rendue dans les plus brefs délais au peuple vénézuélien, afin qu’il puisse sortir de cette crise majeure par un processus démocratique libre, transparent et loyal.” Serait-ce le portrait de Trump, leur idole?

Après avoir épinglé« le régime rouge de Maduro …» qui n’était pas en crise mais en bonne santé économique, ce que Trump ne pouvait pas supporter, le pétrole lui échappait. Et sa main-mise sur les Amériques -et pas que- bat de l’aile.

Ignorant les Nations Unies, il n’en est que plus dangereux.

 

René Fredon

 

(1) https://vendemiaire.over-blog.org/2026/01/interview-d-ignacio-ramonet-du-president-maduro.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

 

(2) https://vendemiaire.over-blog.org/2026/01/le-venezuela-sous-le-choc-suite-a-l-attentat-terroriste-des-etats-unis.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Actualités

PCF :Venezuela : Trump confirme la finalité de son agression impérialiste, Macron approuve en vassal des USA

Venezuela : Trump confirme la finalité de son agression impérialiste, Macron approuve en vassal des USA

Publié le 03 janvier 2026

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’offensive militaire menée par les États-Unis contre le Venezuela, revendiquée par l’administration américaine dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, ainsi que l’arrestation et l’exfiltration annoncées du président Nicolás Maduro.

Cette intervention constitue une violation flagrante de la souveraineté du Venezuela, du droit international et de la Charte des Nations unies.

Elle s’inscrit dans la continuité d’une stratégie d’ingérence et de déstabilisation que le PCF dénonce depuis de nombreuses années : sanctions économiques criminelles, pressions diplomatiques, tentatives de coups de force, reconnaissance de dirigeants autoproclamés, et désormais recours assumé à la force militaire. Elle révèle une nouvelle fois le fond réel de cette politique : l’accaparement des immenses ressources pétrolières du Venezuela au profit des intérêts économiques et financiers nord-américains.

Le PCF rappelle avec constance que le peuple vénézuélien est seul légitime à décider de son avenir, sans ingérence extérieure. Rien ne saurait justifier une agression militaire étrangère, encore moins une opération de changement de régime par la force.

Les premières informations font état d’attaques armées sur plusieurs zones du pays, de scènes de panique parmi la population et d’un risque élevé d’escalade régionale. Ce sont toujours les peuples qui paient le prix de ces aventures impérialistes : morts civiles, destructions d’infrastructures, aggravation des crises humanitaires.

Le PCF exige :

  • l’arrêt immédiat de toute opération militaire et la désescalade ;
  • le respect du droit international, de la souveraineté du Venezuela et de l’intégrité de son territoire ;
  • des preuves de vie et la libération immédiate des personnes arrêtées, en premier lieu le Président Maduro, et le respect strict de leurs droits fondamentaux ;
  • la levée des sanctions économiques qui étranglent la population vénézuélienne et constituent une forme de guerre contre le peuple ;
  • la convocation d’instances multilatérales, sous l’égide des Nations unies, pour favoriser une solution politique, pacifique et négociée.

Le PCF appelle solennellement le gouvernement français et l’Union européenne à rompre avec toute complaisance ou alignement sur la politique des États-Unis. La France doit porter une voix indépendante, fidèle à ses engagements internationaux, œuvrant pour la paix, la coopération et le règlement politique des conflits, et non cautionner une nouvelle violation du droit international. Elle doit saisir immédiatement le Conseil de sécurité de l’ONU.

Face aux logiques impérialistes, le PCF réaffirme sa solidarité avec les peuples qui subissent les guerres, les sanctions et les ingérences. La paix, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le multilatéralisme sont des principes non négociables.

Paris, le 3 janvier 2026.

Parti communiste français

https://www.pcf.fr/la_strategie_trump_ou_la_refondation_de_l_imperialisme_us