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« Un patron-président » Une campagne au service du grand capital!

« Un patron-président » Une campagne au service du grand capital

 

Les grosses caisses de la fanfare du grand patronat français reprennent de plus en plus la rythmique autoritaire trumpiste.

À coup de sondages, de tribunes et d’interventions dans les médias, ils accréditent l’idée d’installer directement les puissances industrielles et financières au cœur de l’État et à l’Élysée pour que « La France soit mieux gérée ».

 

Grossier stratagème. Non pas pour mieux faire France, mais pour la défaire. Non pas pour mieux gérer l’État, mais pour détruire l’État social. Non pas pour la modernisation des services publics mais pour leur privatisation. Non pas pour améliorer la vie des gens, mais pour les enrôler dans l’austère économie de guerre.

Les rodomontades de Trump au sommet de Davos aiguisant la guerre intra-capitaliste, encouragent le grand capital européen dans son exigence d’être débarrassé de toutes entraves à l’amélioration des taux de profits et à l’accumulation. L’Association française des entreprises privées (AFEP) – qui regroupe les 120 entreprises privées les plus importantes du pays – véritable bureau politique du capitalisme français, est à la manœuvre. Ce groupe des « 100 familles » possédantes ne fait plus confiance à M. Macron, à qui ils ne pardonnent pas la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024. Il cherche désormais à la fois une autre voix et une autre voie pour sécuriser leur domination. Pourtant, l’ancien président du MEDEF, M. Roux de Bézieux, ne cachait pas, en décembre 2024, dans un article de la revue Challenges, que ses comparses avaient été très bien servis. « C’est une période miraculeuse pour les entreprises, se réjouissait-il. On a baissé l’impôt sur les sociétés, supprimé l’ISF, réformé le Code du travail, déployé un plan de compétitivité… Les entreprises n’ont jamais été autant soutenues ».

L’Humanité et d’autres médias ont maintes fois documenté la manière dont les grandes entreprises ont bénéficié depuis 2017 de baisses massives d’impôts, de la suppression partielle de l’Impôt sur les grandes fortunes, de la transformation du CICE en allègement durable de cotisations, d’affaiblissements  du droit du travail et de centaines de milliards d’euros de soutien public. Mais cela ne suffit pas à étancher la soif d’accumulation du capital européen et français.

Comme aux États-Unis, les possédants veulent se protéger par une nouvelle mutation du capitalisme nécessitant une reconfiguration politique des forces conservatrices et réactionnaires, et une division accélérée des forces de gauche. La stigmatisation déchaînée du mouvement réformiste « La France insoumise », repeinte en parti « d’extrême gauche », vise en réalité à faciliter les passerelles entre droite et extrême droite, à en finir avec le « front républicain » pour, au bout du compte, empêcher tout projet de changement.

Le thème central de la bataille idéologique engagée lors des récentes discussions budgétaires avait cet objectif. À partir du gouffre de dettes qu’ils ont contribué à creuser, les forces conservatrices construisent un récit d’un confusionnisme abyssal dans lequel l’État social, la fonction publique et les services publics sont opposés à la « France qui travaille ».

 

S’y ajoute un matraquage idéologique des plus humbles et des dépossédés, les poussant à accepter, comme une évidence, le sort qui leur est réservé, jusqu’à leur demander de se priver de leur capacité d’action politique.

– L’antiparlementarisme, complété d’un épandage industriel de propagande de discrédit de la politique, renforce l’extrémisassions des droites et la normalisation de l’extrême droite compatible avec « les enjeux économiques ».

– Une cohorte d’experts, de journalistes, de cadres de la haute finance en lien avec les journaux économiques – Les Échos, Challenges et l’Opinion, détenus par B. Arnault – défilent en rang serré sur les écrans pour porter la bonne parole pro-business.

 

Qu’est-ce qui justifie, par exemple, que le rédacteur en chef des Échos, journal des milieux d’affaires, D. Seux ait droit chaque matin, depuis des années, à un éditorial économique sur France Inter ?

Des porte-voix, de la galaxie des droites extrémisées, en lien avec les cercles trumpistes, comme l’Institut Thomas More, la Fondation pour l’innovation politique, l’Institut Montaigne, l’Institut Sapiens, l’Ifrap et tant d’autres, présentés comme des « spécialistes », viennent débiter quotidiennement les mêmes thèses gonflées au mépris des classes populaires dans les grands médias.

– Un déluge d’enquêtes d’opinion biaisées valide le dénigrement des forces politiques, de la politique en général, afin d’accréditer la thèse selon laquelle la France serait mieux gérée si elle était dirigée directement par le grand patronat. À l’image des magnats de la Tech, de l’immobilier et du militarisme qui se sont emparés de la Maison Blanche.

 

C’est en ce sens que la très droitière Fondation pour l’Innovation Politique (Fondapol ), associée au Cercle des Entrepreneurs Engagés, fondé par Hervé Novelli, ancien ministre de Nicolas Sarkozy et figure de la droite libérale favorable à la dérégulation et à la baisse des impôts, ont commandé une enquête sur mesure à l’institut OpinionWay. Celle-ci a fait  la une,  le 1er février dernier, du journal La Tribune, propriété du multimilliardaire Rodolphe Saadé. Cette enquête a été bruyamment reprise par plusieurs médias, dont Le Figaro et Valeurs Actuelles. Et, pour cause. Elle  accrédite l’idée que 58 % de nos compatriotes aspirent à l’élection d’un représentant du grand patronat à la présidence de la République. La conception de cette enquête est un modèle du genre. Des questions de droite appelant des réponses de droite. Ainsi, les sondés n’ont pas à répondre sur leur préférences entre un représentant des possédants et un ouvrier. L’enquête organise l’enfermement dans de faux choix pour obtenir le résultat souhaité par le commanditaire. Ainsi, 69 % des personnes interrogées estiment que les gouvernements ne comprennent pas les entrepreneurs ; 82 % estiment que leur situation se dégrade à cause des impôts, 77 % pensent que la France irait mieux si l’on écoutait davantage les entrepreneurs.

Aucune question évidemment sur la contribution des possédants au bien commun, sur la comparaison entre la rémunération des travailleurs et  la folle  distribution des dividendes. Aucune différenciation entre la petite entreprise sous-traitante, asphyxiée par les taux d’intérêt des emprunts, et la grande multinationale qui l’étouffe. Le travailleur-créateur de richesse est effacé au profit du capitaliste qui ferait soi-disant tourner l’économie.

C’est l’inversion permanente des rôles pour cultiver l’aliénation. On fait croire que le capitaliste donne du travail alors qu’il exploite la force de travail que le salarié est contraint de lui vendre aux conditions de la rentabilité du capital fixe et du capital financier.

– Pour consolider l’ensemble, on a jamais tant vu et tant entendu le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, et le directeur général de la banque publique d’investissement (BPI), Nicolas Dufourq, qui ont –en haut lieu- l’autorisation de sortir de leur rôle pour délivrer la bonne parole, au nom de la réduction de la dette. Leur mission est d’épandre le pâle vernis de la « raison » du savoir, de la bonne gestion; pour faire accepter une super austérité et le démantèlement de tous les conquis sociaux en vue de la prochaine élection présidentielle. Le président de la BPI ne cesse de marteler depuis des semaines sur le ton du sachant le futur programme : « Le coût trop élevé de notre modèle social, l’impératif de la retraite à 65 ans, l’augmentation du reste à charge de l’assurance-maladie, la réduction du nombre de fonctionnaires »…. « L’année 2026 est l’année où l’on doit essayer de peser sur l’opinion pour recentrer l’imaginaire collectif », clame-t-il. Pour solidifier cette propagande, d’autres « sachant » sont mobilisés, à l’image de Patrick Artus, membre du cercle des économistes et conseiller économique d’Ossiam, qui a publié dans Le Monde du 14 février une tribune aux allures d’un manifeste antisocial. Comme ses comparses, il détecte cinq urgences : « L’introduction d’une part de capitalisation dans le système des retraites ; le passage d’une logique de protection de l’emploi à celle d’une protection des personnes et des compétences ; la réforme du système éducatif ; le transfert d’une partie des cotisations sociales vers la TVA ; une réorganisation en profondeur du secteur public ». Tout un programme pour mettre définitivement à bas l’État social construit au fil des luttes sociales et de conquis communistes et de gauche.

 

On est loin ici des discours de « compromis nécessaires », aussi creux que mielleux. Ainsi, ils préparent une campagne électorale présidentielle pour provoquer une nouvelle bascule du capitalisme français. L’économie est placée au-dessus des lois et des droits, car il n’y aurait qu’une seule politique possible. Or, le problème principal est précisément l’économie capitaliste. Non seulement, elle fait entrer le monde dans la crise économique, la crise sociale, la crise écologique accentuée par le militarisme mais elle menace désormais d’anéantir la vie sur terre.

 

À l’opposé de la thèse du  « président patron » les réponses pour l’intérêt humain et environnemental appelle la prise en main par les citoyens et les travailleurs d’un processus communiste de dépassement de ce système, jusqu’à l’abolir, pour porter un nouveau projet de civilisation.

C’est dire l’ampleur de la bataille idéologique et politique à mener et les efforts à déployer pour unir l’immense majorité de celles et de ceux qui n’ont strictement aucun intérêt à élire un « patron-président » et tout à craindre de la nouvelle alliance des sphères du capital et de l’extrême droite. Ce que vit le peuple américain nous sommes d’agir vite.

16 février 2026 ,la lettre de Patrick LE HYARIC 

 

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Le meurtre inqualifiable de Quentin Deranque ,N’occulte pas la stratégie des néo-fascistes..


              

 

Le meurtre inqualifiable de Quentin Deranque ,N’occulte pas la stratégie des néo-fascistes

 

 L’enquête sur la mort d’un jeune militant identaire lyonnais de 23 ans par des agresseurs se réclamant d’un groupuscule de gauche « la jeune garde » donne lieu sur toutes les chaînes, à une à interprétation à sens unique qui non seulement ignore l’existence des objectifs et actes du RN et de l’extrême-droite en général, en fait des procureurs qui se fondent avec la droite et la macronie pour renvoyer sur LFI, ses dirigeants, ses adhérents ses électeurs la responsabilité des auteurs d’un tel acte criminel.

Comme si la menace qui pèse sur notre pays et sur l’Europe en particulier, venait de la gauche fut-elle insoumise et non plus d’une extrême-droite alignée sur Trump et Poutine,   déjà au pouvoir en Hongrie et en Italie et très implantée dans d’autres pays où s’affichent le culte du nazisme et la domination du cercle des ultra-riches.

 

La gauche, dans sa diversité, ne saurait adopter la violence et la terreur propres aux extrêmes-droites telles que nous les avons vues à l’œuvre avant et pendant la seconde guerre mondiale. Les vainqueurs promettaient de construire un monde de paix et de solidarité entre les peuples, l’ONU était créée pour cela.

80 ans après on se retrouve dans une instabilité angoissante et délibérément installée depuis le retour de Trump à la  Maison blanche des E-U (bien mal nommée) ainsi que par les diktats qu’il veut imposer aux peuples en s’appuyant sur les partis d’extrême-droite pour qu’ils prennent le pouvoir dans le plus de pays possible ainsi que dans les départements et les communes.

 

L’argent de quelques milliardaires les aide dans leurs dépenses de campagne et par les chaînes privées imbibées de leur idéologie nationaliste, suprématiste et identitaire.

Cela ne peut pas atténuer les violences meurtrières des sept jeunes personnes se réclamant de « la jeune garde » mis en détention provisoire dont un est assistant d’un député LFI. Ce qui ne fait pas de LFI le commanditaire de cette rixe mortelle sur la voie publique entre deux groupes d’une quinzaine de jeunes militants l’un à l’ultragauche, l’autre d’extrême-droite, à proximité de Sciences-Po Lyon où devait intervenir Rima Hassan franco-palestinienne, députée européenne LFI.

Que faisait la police, interroge l’Humanité ? Elle ne pouvait ignorer la conférence de Rima Hassan à l’intérieur de Sciences-PO qui avait donné son accord, ni ignorer l’intention des groupes  identitaires de perturber la réunion, compte-tenu à Lyon, de leur influence au sein des écoles supérieures et de leur détermination.. Aucune présence policière pour faire respecter l’ordre public et séparer les protagonistes ? Bizarre.

 

Un agent du renseignement confiait à L’Huma  qu’ »il ne fallait pas être grand clerc pour savoir qu’à Lyon capitale des groupuscules d’extrême-droite, il pouvait y avoir du désordre autour d’une conférence de Rima-Hassan…c’est toute l’année qu’ils se tapent régulièrement dessus, sauf que ça a très mal fini. »

C’est ce déni qui s’exprime jusqu’à une partie de la gauche, à la droite, au RN et à tous les groupuscules de l’extrême-droite qui parlent de mettre LFI en dehors de l’arc-républicain : un comble ! Comme si les néo-fascistes assumés, les admirateurs de Le Pen…étaient les gardiens de la République !

Le maire RN de Fréjus, David Rachline, en cours de justice pour affaires très sérieuses de détournements d’argent public et autres marchés truqués, ose réagir à cet événement en portant  « plainte pour injures publiques » à l’égard de Manon Aubry, eurodéputée une fréjussienne qu’il ne voudrait pas voir dans sa ville où elle est venue jeudi soutenir la liste de gauche menée par Christine Romano.

 

La veille à Toulon, Marion Maréchal, petite-fille de Jean-Marie Le Pen et nièce de Marine Le Pen dédicaçait son dernier livre, carrément intitulé « Si tu te sens Le Pen » pour ne pas oublier le nom du tortionnaire négationniste, du fondateur du FN avant que sa fille lui succède pour mieux se détacher de lui et « adoucir » le langage du vieux baroudeur qui l’avait formée et qui, après trois tentatives à la présidentielle s’est trouvée battue mais en progression menaçante.

 

Elle risque fort de ne pas pouvoir être éligibe pour détournements de fonds publics du parlement européen, du temps de son père puis de sa présidence : jugement en juillet.

La permanence de la liste de gauche conduite par Magali Brunel a été tagguée ces derniers jours, l’individu cagoulé a été pris en train de vandaliser le local. Une plainte a été déposée.

 

Le RN se met dans le courant pour rejouer leur hystérique « Tête haute et mains propres ». Ce n’est vraiment pas le moment avec ce qu’ils traînent de casseroles. Ils veulent sauver  la droite en l’aspirant dès les municipales.

Voilà que Méloni s’en mêle en déclarant que c’est « l’extrémisme de gauche qui crée un climat de haine idéologique qui se répand dans l”Europe entière…. » Encore une descendante de Mussolini qui vient de se faire remonter les bretelles par Macron qui aime mettre les deux extrêmes dans le même sac. Il lui a dit, agacé, Je suis toujours frappé de voir que des gens qui sont nationalistes, qui ne veulent pas qu’on les embête chez eux sont toujours les premiers à commenter ce qui se passe chez les autres Et pan sur les doigts !

Ce n’est pas faux mais il gouverne à droite et ça ne marche pas. Ancien directeur d’une grande banque d’affaires, il nous laisse croire qu’il ne faut surtout pas nous en prendre au capitalisme dont la finalité égoïste ne cesse d’accroître les profits d’une minorité qui fait la pluie et le beau temps et creuse les inégalités en culpabilisant les plus pauvres.

 

Ce n’est pas dans la haine qu’il est nécessaire d’en débattre mais dans la sérénité, la libre expression et la bonne foi.

 

René Fredon

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Détruisez les bombes, pas l’humanité

 

 

 

 

                                                            Détruisez les bombes, pas l’humanité!

Cela ressemble à la banalisation du risque d’anéantissement de notre humanité.

La semaine dernière le plus haut rempart contre la prolifération des armes nucléaires est tombé : New Start, le dernier traité de désarmement nucléaire liant les États-Unis et la Russie a expiré, jeudi 5 février, sans qu’un nouveau cadre de contrôle de ces engins de mort n’ait été mis en place. La bombe atomique reste la plus terrifiante des armes. Son pouvoir de destruction et ses capacités à infliger pour longtemps d’indicibles souffrances humaines sont sans égal.

Avec la fin du « nouveau traité de réduction des armes stratégiques », » nous parlons  bien de la possibilité d’extinction de la vie sur Terre. Cet important texte fixait une limite maximale de 700 lanceurs nucléaires et de 1500 ogives nucléaires stratégiques pour chacun des pays signataires qui détiennent 80 % des ogives nucléaires mondiales. Bien plus qu’il n’en faut pour détruire la planète plusieurs fois en une demi-heure.

Sans initiative nouvelle, rapide, les restrictions à la limitation de la prolifération de ces armes, qui peuvent frapper les centres politiques, militaires et industriels des présupposés adversaires, s’affaibliront jusqu’à s’éteindre.

L’action populaire pour la paix et le désarmement doit donc reprendre, -comme y appelle le mouvement pour la paix  – afin obtenir un nouveau cadre juridique international et empêcher une nouvelle et mortifère course à la fabrication d’armements nucléaires.

Un nouveau traité permettrait la mise en place de mécanismes de vérification, d’échanges de données et de renouer avec une certaine confiance entre pays nucléaires. La fin de la transparence est la porte ouverte à toutes les crises, à tous les risques, à tous les accidents, aggravés par l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies, ajoutant à la complexité et à l’imprévisibilité des dynamiques d’escalade, à l’opposé des canaux diplomatiques humains.

Un puissant sursaut international face à l’amplification des dangers mondiaux doit donc prendre rapidement forme.

Cette urgence frappe aux portes de notre conscience collective et de notre humanité commune à l’heure où le nombre de bombes atomiques augmente ; que des systèmes de lancement aux États-Unis, en Chine, en Russie se modernisent; que les États-Unis déploient un nouveau mécanisme de défense anti-missile jusqu’à pousser la possibilité de guerres dans l’espace, engendrant une nouvelle course à l’armement spatial.

À l’heure où les prédateurs de la Tech sont de plus impliqués dans les industries et les systèmes de défense, que le nucléaire est de plus banalisé, que le droit international est bafoué, il nous faut comprendre que le basculement d’époque nous rapproche de l’apocalypse.

Ces derniers mois ont été marqués par une série d’événements inédits et préoccupants : frappes américaines sur les sites iraniens en juin, présentation à Pékin du nouveau missile balistique Chinois baptisé DF-61, annonce en octobre dernier par le président Poutine d’un test du missile de croisière à propulsion nucléaire dénommé Bourevestnick, puis expérimentation le 8 janvier dernier du nouveau missile Orechnick lancé sur l’Ukraine en même temps que de nouvelles déclarations du président Trump sur la reprise d’essais nucléaires et démonstration de la Corée du Nord avec un missile balistique.

Le directeur de l’Arms Control Association à Washington, M. Daryl Kimbal a alerté sur les dangers dans le  journal anglais The Guardian : « De nombreux responsables du secteur des armes nucléaires souhaitent renforcer rapidement les forces américaines afin de contrer le renforcement stratégique de la Chine. »

Les forces armées françaises se vantaient le 13 novembre dernier des capacités de leur nouveau missile – Air Sol Moyenne portée amélioré, rénové – (ASMPA-R) qui peut être embarqué sur des avions Rafale des forces aériennes stratégiques.

Cet entassement de bombes nucléaires, au nom de la dissuasion, accroît l’insécurité liée à ce que certains qualifient déjà de « nouvel ordre nucléaire », bien différent de celui qui prévalait depuis la fin de la guerre froide. Il se dit même que la guerre déclenchée par le pouvoir russe contre l’Ukraine se déroule en « ambiance nucléaire », s’éloignant du concept de dissuasion qui, du reste, n’a empêché aucun conflit, aucune guerre.

Le nouveau climat qui pèse sur la planète conduit de nouveaux pays – non-nucléaires militaires – de premier plan à revendiquer la possibilité d’acquérir la bombe atomique.

Ce qui est baptisé « ouverture d’un dialogue stratégique » sur la dissuasion nucléaire entre l’Allemagne et la France est la manifestation de ce dangereux changement d’époque. L’actualisation de la doctrine nucléaire française dans le sens d’une « européanisation » est la traduction de ce projet. Il pose de lourdes questions.

Envisager de transférer ou de faire stationner des armes nucléaires françaises dans un autre pays revient à contrevenir au Traité de Non-Prolifération (TNP). Doit-on accepter que La France aussi bafoue les traités internationaux ? Pour nous, c’est non !

Comment combattre le transfert d’armes nucléaires vers la Biélorussie si notre pays s’engage à transférer des armes similaires vers l’Allemagne et vers la Pologne ? C’est la porte ouverte à toutes les proliférations.

Ajoutons qu’en juillet 2025, le président de la République a signé avec le Premier ministre de la Grande-Bretagne, une déclaration (de Northwood) officialisant la mise en place d’une « coordination des moyens de dissuasion des deux puissances nucléaires membres du Conseil de sécurité de l’ONU.. » aussi bien au plan politique qu’opérationnel. Voilà qui ajoute encore aux redoutables défis en cours. En effet, la Grande-Bretagne a déjà des accords de coopération militaire et nucléaire bilatéraux très contraints avec les États-Unis.

Personne ne peut donc sérieusement faire valoir l’indépendance de cette coordination franco-britannique dans un contexte où les velléités de Trump sur le Groenland, le Canada et l’Union européenne, comme sa tentative de façonner un nouveau droit international du plus fort ne sont plus un mystère.

Les enjeux si graves posés par la dissuasion nucléaire française, à l’heure où l’on parle de plus en plus de « troisième âge nucléaire » sur fond de polycrises du capitalisme, ne peuvent pas être abordés en dehors du Parlement et du débat citoyen. Le peuple doit être saisi sur la possibilité pour notre pays de signer le Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN).

Les armes de destruction massive et les modifications climatiques portent les vénéneux germes de l’anéantissement de la vie sur Terre. On ne peut laisser faire ! L’horloge de l’apocalypse indique 85 secondes avant minuit depuis la non-reconduction du traité New Start. Nous appelons au sursaut.

La paix, c’est le bien commun des peuples. Ce combat pour la paix et le désarmement nucléaire peut redevenir le lien vivant, créatif, fraternel, intergénérationnel et international d’une nouvelle chaîne humaine à l’échelle planétaire.

Ce sont les bombes qu’il faut détruire, pas l’humanité.

9 février 2026. La lettre de Patrick LE HYARIC 

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Hubert Falco nouvelle enquête…

 

 

Hubert Falco nouvelle enquête…

    

Il y a une petite semaine nous découvrions les états d’âme d’Hubert Falco, étalés sur trois pages de V-M, après sa condamnation pour détournements de fonds publics dans « l’affaire du frigo » au siège du conseil départemental. Ce qui ne l’a pas empêché de s’impliquer dans la prochaine campagne électorale et de sa succession à la tête de la municipalité de Toulon qu’il avait conquise en 2001 et dirigée jusqu’en 2023.

Il avait juste oublié de nous dire qu’il avait été entendu en décembre par la PJ de Marseille « dans le cadre d’une enquête concernant une suspicion d’emploi fictif accordé à son beau-fils à Hyères » apprend-on par BFM-TV trois jours après puis par V-M, ce 13-2-26. Ce qui, au passage, implique aussi le maire d’Hyères, J-P GIRAN qui lui a succédé à la présidence de TPM.

 

On apprend qu’en mars 2025 les enquêteurs ont perquisitionné la métropole à l’initiative du parquet de Toulon, l’enquête se poursuit, dans le secret            …les perquisitions étant visibles mais ne préjugent de rien.

Cela ne peut qu’accentuer le sentiment que trop d’hommes de pouvoir se permettent de s’offrir des privilèges personnels payés par la collectivité sous pleins de formes illégales qu’ils nient ou sous-estiment quand ils sont pris la main dans le pot-de-vin ou de confitures. Dans le Var ils sont nombreux à droite et au RN.

 

« L’affaire du frigo » a tout de même conduit au suicide du chef de service de la restauration, aux commandes de ce qu’il devait faire et dont il souffrait de le faire ou perdre son emploi. Il a perdu la vie. L’atmosphère était très lourde parmi les personnels concernés sous les pressions des présidents et de cadres supérieurs.

Le président du conseil départemental qu’avait choisi H. Falco pour lui succéder, Marc Giraud, a été lui aussi, pour les mêmes faits, condamné le 7-10-2022 à deux ans de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité à effet immédiat. Il avait d’autres casseroles.

 

Simon Fontvieille, journaliste à Médiapart, avait publié une enquête à Toulon sur les « faux électeurs » lors de deux élections, enquête qui a fait du bruit à Toulon mais n’a jamais suscité de suites si ce n’est de menaces physiques de Falco sur le journaliste courageux. Le maire en exercice à été reconnu coupable et condamné à une amende de 1000 euros.

Hubert Falco aura trouvé le moyen de diviser la liste qui l’avait emportée et tourné le dos  à celle qu’il avait promue première adjointe puis maire de Toulon ? C’est son affaire.

 

Sans préjuger du résultat de cette nouvelle enquête, il est clair que cela ne peut que discréditer un peu plus « l’ex-homme fort du Var » depuis des décennies, en même temps que favoriser l’abstention et le glissement vers le RN qui a aspiré une forte partie de l’électorat LR très divisé.

 

Les pratiques illicites du FN-RN sont en cours de jugement, son idéologie néo-fasciste, ses objectifs et ses références pro-Trump et pro-Poutine commencent à ouvrir les yeux d’une partie de leur électorat parmi les classes populaires.

Le barrage à la menace brune et l’essor démocratique et républicain de Toulon sont indivisibles, ils passent par une mobilisation retrouvée de l’électorat progressiste, de gauche et écologique qui saura s’unir au second tour.

 

Plus qu’un mois pour convaincre dans un contexte très inquiétant et un avenir si peu visible. N’est-ce pas le moment d’y réfléchir et de faire de la politique ?

 

 

René Fredon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La méthode de Zohran MAMDANI

 

                                                                                                                La méthode de Zohran MAMDANI

Dans la Victoire de Zohran Mamdani à New York. Un laboratoire pour la gauche (éditions Textuel), l’universitaire revient sur les ingrédients de la victoire d’un socialiste dans la plus grande ville du pays et sa portée nationale. En plein marasme avec le second mandat de Donald Trump, Tristan Cabello avance que New York sert d’« avant-garde sociale qui rend visibles plus tôt les tensions et les recompositions appelées à structurer l’ensemble du pays dans les années à venir ».

Plusieurs victoires, comme celle récemment d’Analilia Mejia dans le New Jersey, en sont l’illustration.

Zohran Mamdani gouverne comme il a fait campagne : par le programme ! Premier POSTOLA !

Son objectif n’est pas d’«occuper » l’institution, mais de faire advenir un contenu politique précis : gel des loyers, transports gratuits, crèches universelles. Cela l’oblige à maintenir un lien organique avec sa base comme force de co-construction.

La création d’un Department of Community Engagement s’inscrit dans cette logique : il s’agit d’institutionnaliser le lien avec les quartiers populaires et les organisations de terrain.

Mais les compromis avec l’institution sont réels et assumés. Il ménage l’appareil démocrate afin de préserver ses marges de manœuvre.

Son soutien à la gouverneure Kathy Hochul lors de la primaire à venir, malgré l’existence d’un challenger plus à gauche, relève de cette approche.

La méthode   MAMDANI :

  1. « Des dizaines de milliers de bénévoles,
  2.  Un travail de terrain massif
  3.  Un usage très maîtrisé des réseaux sociaux comme outils d’élargissement de l’électorat. »
  4.  4 e élément décisif : l’organisation.

Des dizaines de milliers de bénévoles, un travail de terrain massif et un usage très maîtrisé des réseaux sociaux comme outils d’élargissement de l’électorat. Mamdani n’a pas seulement mobilisé les votants habituels, il a fait entrer dans le jeu politique des primo votants, des abstentionnistes et des diasporas entières largement ignorées jusque-là.

Enfin, il y a la question de la crédibilité politique.  C’est celle de porter sa campagne autour de quelques propositions simples, directement reliées à l’expérience matérielle des classes populaires urbaines (sante, logements, emplois, transports gratuits. écoles , crèches , aides sociales, démocratie  , etc. .)

En relatant  et formulant ainsi  ce qui  s’est passé à New York ,des similitudes peuvent s’entrevoir et s’imbriquer  ici en France pour  tous les candidats de gauche .Pour la Seyne  retenons  les leçons newyorkaises et menons  campagne sur  ces quatre piliers  cites plus haut  . de l’engagement bénévole, du terrain, des réseaux sociaux et de l’organisation.

ET cerise  sur le gâteau  espérons en une dynamique politique  d’une telle ampleur qu’elle  nous transporte vers un grand et beau  2 e tour.

L’équipe de GAUCHE UNIE*  doit faire vivre ce laboratoire d’expérience et de leçon profitable se concluant en terre seynoise  au premier tour  pour forcer les portes du 2 e tour.

IL nous faut créer  ainsi le rapport de force à gauche permettant  d’ouvrir en grand   les portes  des jours heureux  de toutes et de tous

Elle* doit le faire et elle peut concrétiser victorieusement !

 

“Là où la volonté est grande, les difficultés diminuent.” Nicolas MACHIAVEL

 

Christian BARLO  Ancien adjoint seynois

Avec l’aide du journal l’Humanite du 11 02 2026 

 

 

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Comprendre les ressorts du succès du RN pour mieux le combattre.

 

 

Comprendre les ressorts du succès du RN pour mieux le combattre.

 

Né aux États-Unis, le nativisme désigne les mouvements qui, au milieu du XIXe siècle, ont pour enjeu la défense acharnée des « natifs ». Les natifs sont alors les descendants des protestants immigrés d’Europe. Ce qui est important dans la matrice nativiste, c’est la sacralisation du sol natal, qui peut prendre une dimension nationaliste et qui est toujours associée à la xénophobie.

La matrice nativiste a fondamentalement besoin d’un ennemi-étranger qui peut aussi être un étranger social. Elle permet de comprendre comment du FN au RN, on est passé de l’antisémitisme à l’anti-islamisme. La sacralisation du sol « natal » s’exprime à travers le fameux « on est chez nous ». Au FN puis au RN, la matrice nativiste peut s’exprimer dans l’indo-européanisme, le paganisme ou le catholicisme traditionnel.

C’était déjà une stratégie de respectabilisation ou de notabilisation.

L’antisémitisme, la collaboration, Vichy ne sont pas la bataille de Marine Le Pen et encore moins de Jordan Bardella. L’islamophobie a remplacé l’antisémitisme, ce qui n’est pas en soi un progrès. La notion de génération est importante pour comprendre qu’un parti peut évoluer tout en persistant dans son être.

Le racisme à fondement biologique, auparavant une évidence, a été disqualifiée après la Seconde Guerre mondiale. Dans les années 1980, le Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (Grèce) a fondé le racisme sur un différentialisme dit culturel. Mais attention, il y a l’explicite et l’implicite : le discours officiel du parti FN-RN mais aussi tous les circuits parallèles où le racisme biologique perdure.

Ce parti reste un parti amateur comme l’a encore montré l’épisode de la dissolution à propos de la formation de ces cadres, de l’élaboration balbutiante du programme, ou plus récemment la défense improvisée dans l’affaire des assistants parlementaires.

Le RN est le bénéficiaire et non l’instigateur du déploiement sur la longue durée de phénomènes structurels.

Pour reprendre une idée chère à Marx, on ne peut pas comprendre la manière dont les gens pensent et, en l’espèce, votent sans jeter un regard sur leurs conditions matérielles et sociales d’existence. Celles-ci ont été bouleversées, parfois ravagées, par « la crise économique ». Les ressources publiques deviennent de plus en plus rares et la concurrence pour elles de plus en plus intense.

Ce qui n’est pas sans activer des dispositions xénophobes. C’est un grand classique de toute crise économique. Elle est la toile de fond sans laquelle rien n’est compréhensible. Elle alimente un processus d’insécurisassions sociale déjà pointé par Robert Castel et actualisé par Nicolas Duvoux. Mais cela ne suffit pas à expliquer l’essor du FN. Pour y parvenir, il faut intégrer d’autres facteurs comme la restructuration du système scolaire.

Jusqu’à la fin des années 1980, la généralisation de l’enseignement secondaire supérieur qui va donner l’école unique et le collège unique est considérée comme un progrès dans le cadre de la bataille pour la démocratisation de l’enseignement secondaire supérieur.

En quelques dizaines d’années, elle permet l’accès à l’enseignement supérieur mais, en même temps, de manière dissimulée, elle laisse beaucoup de laissés-pour-compte. Lucie Tanguy, sociologue, avait tout de suite alerté sur les nombreux enfants restés en souffrance, demeurant au sein du système scolaire tout en décrochant. Ils développent le sentiment d’être humiliés ou méprisés. Ils entrent en sécession symbolique avec ceux qui, comme les enseignants, avaient une autorité sociale importante.

Ils cherchent ailleurs des explications notamment sur Internet où ils sont exposés au complotisme. Le Front national exploite leur sentiment d’avoir été floués par l’école qui n’a pas apporté les bénéfices attendus.

Ce sont les moins diplômés qui votent le plus FN, pas parce qu’ils sont non diplômés mais parce qu’ils ont le sentiment d’avoir été bernés. On le perçoit avec Bastien Régnier, un collégien qui projetait de tuer 17 enseignants. Ses blessures symboliques sont au principe de son rejet du système scolaire et des paroles d’autorité comme celles des intellectuels ou des scientifiques. Cela va le conduire au Front national.

Le RN bénéficie du fait que gauche et droite ont gouverné sans résoudre un certain nombre de problèmes. À ceci s’ajoute la césure entre représentants et représentés dans une période historique où il est plus compliqué de faire croire que le politique peut avoir de l’efficacité.

Le fait, qu’à chaque alternance, l’univers de ce qu’il est possible ne cesse de se réduire a été un moteur puissant pour le RN. Le fait qu’à chaque alternance, priorité soit systématiquement donnée à la lutte contre l’inflation, à la restauration des marges des entreprises et à la diminution du périmètre étatique aboutit à une sorte d’indifférence électorale, littéralement le fait qu’on n’opère plus de différence entre droite et gauche.

Il n’y a pas meilleur carburant pour le RN que cette phrase qu’on ne cesse d’entendre : « Eux, on ne les a pas encore essayés. »

Dans le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, Marx parle du « crétinisme parlementaire », qui ôte aux dirigeants toute vue claire sur ce que vivent et espèrent les gens et ce que sont leurs problèmes réels.

La matrice nativiste trouve un terrain favorable en France où le culte du sentiment national est quasi permanentIl s’exprime aussi bien dans l’industrie du luxe que dans le goût pour la généalogie (pratique culturelle impossible pour les étrangers faute d’accès à un état civil), dans la sanctification de l’histoire de France et de son patrimoine.

Électeurs et dirigeants du RN partagent au minimum le point de vue nativiste, la thématique de la décadence et la détestation du politique. Ce qui permet de coaguler des segments sociaux très différents et parfois opposés. Mais, dans certaines circonstances (mobilisation contre la retraite à 64 ans, vote de la taxe Zucman), les intérêts antagonistes de « leurs » électeurs placent les dirigeants du RN dans l’embarras et les contraignent à de nombreuses volte-face.

Texte  écrit  par Christian BARLO avec l’aide de l’article Patrick Lehingue et Bernard Pudal :

 « Le RN est un parti aubaine »

Entretien dans l’Humanité des 6 , 7 et 8 décembre 2026

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pathétique…

 

 

Silencieux depuis sa condamnation en mai 2023, Hubert Falco ...

 

                                                                                                                                                              Pathétique…

 

Les trois pages (une, deux et trois) de V-M offertes à Hubert Falco, ce samedi ! Certes, il est condamné à 18 mois de prison avec sursis pour détournement de fonds publics, inéligible 5 ans, jusqu’en mai 2028. Il n’est pas privé d’expression.

Seulement de modestie. Il est toujours le faiseur de carrières chargé cette fois d’assurer sa succession sans avoir réussi à rassembler en une seule liste à partir de celle qu’il avait choisie en 2 020, il l’avait emporté au 1er tour haut-la-main (61,67%) des exprimés) mais avec 70% d’abstentions ?? Pas vraiment glorieux.

En 2021 il se retirait des Républicains et se ralliait à Macron -avec Estrosi et Muselier- la division est nationale, ça ne changeait rien sur le fond. Voilà que « l’homme fort du Var » se permet de faire prendre en charge, par le conseil départemental, ses dépenses de bouche et de blanchisserie 7 jours sur 7 et deux fois par jour. Cela a duré quelques années. Quelle exemplarité ?

 

A qui la faute ?

Il a nié, protesté, démenti, fait appel jusqu’en cassation. C’est définitif. Il a du mal à le digérer «je ne méritais pas çac’était impossible qu’on me supprime la mairie comme ça... » A qui la faute ? Qui sont les victimes, si ce n’est la collectivité et nous qui la finançons.

Il veut « remettre son nom sur un bulletin de vote », il faudra attendre jusqu’en 2032, il aura 85 ans. Il a même estimé que « son soutien vaut plus de 9 points… »

Patience ! Très mauvais syndrome que de se croire irremplaçable.

 

En 2001, l’ancien maire de Pignans, déjà vice-président du conseil général, vient à Toulon, affronter le FN qu’il bat au 2è tour, non pas parce que c’était lui, Falco, mais parce que le FN s’était divisé, effondré, autodétruit : 7,78% des exprimés, après une session de 6 ans, catastrophique et scandaleuse dont les Toulonnais se souviennent.

Aujourd’hui, le RN est sous le coup de réquisitions sévères dans l’affaire des assistants des députés européens pour…détournements d’argent public comme Falco. Mais à plus grande échelle. Sa candidate à Toulon n’a plus d’étiquette, son parti a de lourdes casseroles.

La lecture du récit de l’ancien patron de la droite du Var, de la métropole et de la ville de Toulon, nous confirme son choix du sénateur BONNUS qu’un sondage donne derrière Josée MASSI. Il n’y croit pas et souligne qu’il aimerait « être jugé par la démocratie » sous-entendu avant la justice, c’est très en vogue à droite et à l’extrême-droite.

 

Il s’est excusé de s’être trompé sur celle qu’il avait choisie comme 1ère adjointe puis comme maire de Toulon pour le suppléer…quelle délicatesse ?

 

Pas un mot sur le contexte politique très inquiétant et les plus de 15 millions de Français sous le seuil de pauvreté, ni sur la situation sociale des salariés et des chômeurs plus nombreux chaque jour, des associations en panne de subventions, des jeunes que le MEDEF veut encore plus précariser, des retraités, les plus nombreux, les plus fragiles et isolés, des services publics essorés, de toutes les inégalités.

L’argent pour la guerre, il y en a ! H. Falco n’en a que faire.

C’est sa vie qui l’intéresse dans le rôle du leader qui a de quoi très bien vivre.

 

Quant à l’avenir de Toulon, les jeux ne sont pas faits, loin s’en faut.

René Fredon

 

 

 

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Vous avez dit « souveraineté industrielle » ?

 

Le fictif torrent  de larmes de crocodile sur « la souveraineté industrielle », qui maculent  les moquettes des palais et les ponts des yachts des capitalistes, est proportionnel aux mensonges de leurs occupants.

Ministres, président de la République, conseillers ministériels et de l’ombre, président de la Banque publique d’investissements, (BPI) toutes et tous mandataires d’un capitalisme sans foi ni loi, crachent un verbiage de plomb pour nous perdre en savantes analyses sur « l’autonomie stratégique », sur la souveraineté industrielle, agricole, militaire.

À peine ont-ils fini leurs prêches qu’ils s’empressent de brader la France à ceux-là même sur lesquels ils se sont émus de la brutalité : les États-Unis. Ou plutôt au grand capital financier Nord-Américain.

Ainsi, la semaine dernière, le ministre de l’Économie a signé le bradage de l’entreprise LMB Aerospace* installée en Corrèze au profit de l’entreprise américaine Loar-Holdinds.

Pourtant, LMB est comme ils disent « un actif stratégique » pour le système de défense français. Ses 80 travailleurs produisent des ventilateurs électriques pour le Rafale, les sous-marins nucléaires, les lanceurs d’engins, les hélicoptères Tigre, le char Leclerc ou le porte-avions Charles de Gaulle. Ainsi place-t-on une entreprise intégrée à des programmes d’armements français ultra-sensibles dans les mains d’un propriétaire américain. Comble de cette opération au cœur du capitalisme de prédation : c’est le fonds financier Tikehau créé en partenariat avec la Société Générale, CNP Assurances et le groupe CARAC, qui a bénéficié de 150 millions d’euros d’aides publiques au temps du Covid pour consolider les entreprises stratégiques aéronautiques, qui est à l’origine de la vente.

Après leur forfaiture, nos bonimenteurs en habits de ministre, tout provisoires qu’ils sont, sortent leurs croquis sur « la dette de l’État » et sur l’impossibilité de maintenir un système de protection sociale.

Ils en savent quelque chose puisqu’ils l’organisent. Les groupes de gauche du Parlement doivent s’en saisir et porter le fer sur les responsabilités des pouvoirs dans la soumission de notre pays aux forces du capital international et pour faire cesser cette braderie cachée derrière la vacuité d’une propagande destinée à couvrir d’un entaché linceul  la destruction de nos territoires et du travail, des savoir-faire ouvriers et des apports des chercheurs, les amputations stratégiques et la souveraineté industrielle et agricole.

En plus de la cession de LMB Aerospace , nous avons assisté la semaine dernière, avec la complicité de la Banque publique d’investissement, à la vente de Biogaran au fonds financier BC Partners à Londres, à la vente au groupe Chinois Anta de Puma appartenant au groupe Pinault, à l’abandon par Carrefour de l’entreprise Abeil fabricant de couettes et d’oreillers basé à Aurillac, au profit de fournisseurs asiatiques, plongeant ainsi Abeil dans une procédure de règlement judiciaire et ses salariés dans l’obscure incertitude du possible chômage.

Souveraineté industrielle, disent-ils ? Voyons ! 

Avril 2025 : la filiale hongroise du groupe chinois Wanhua met la main sur l’entreprise grenobloise Vencorex.

Ce même mois d’avril 2025, l’équipementier automobile français GMD (Eurostyle et Eurocast ) est avalé par la société chinoise DSBJ.

Mai 2025 : le dernier constructeur français de bus à hydrogène, La Safra, originaire d’Albi depuis 1955, est intégré au groupe chinois Wanrun.

Ces grands messieurs des ministères nous rebattent les oreilles avec L’Intelligence Artificielle. Ils seraient plus crédibles s’ils n’avaient pas laissé le groupe britannique IQGeo faire main basse sur la société française Deepomatic, spécialisée dans l’analyse visuelle par IA pour le secteur industriel et les opérateurs d’infrastructures.

Décembre 2025 : l’enseigne française Grand Frais a été vendue au fonds d’investissement américain Apollo.

Septembre 2025 : le groupe Rocher a vendu son entreprise de prêt-à-porter pour enfants Petit Bateau, fondée en 1920 à Troyes, au groupe américain Régent.

En fin d’année 2025, le groupe vendéen Atlantic, figure de proue des pompes à chaleur, est devenu propriété du consortium nippo-américain Paloma-Rhee.

Cette insupportable braderie fait suite aux offrandes d’Exxellia spécialiste des composants électroniques, à l’Américain Heico, la cession de Doliprane par Sanofi au fonds américain CD$R.

En dix ans, les vautours du grand capital américain ont absorbés 1500 entreprises françaises pour une valeur de 132,2 milliards de dollars. Les Suisses ont acquis 346 entreprises pour 58 milliards d’euros et les Britanniques ont mobilisé 48 milliards d’euros pour acquérir 967 entreprises. Mesure-t-on les quantités de travail réduites à néant, les territoires saccagés, la vie de millions de familles malmenée, amputée, niée. Il est temps de se lever contre ce saccage organisé au cœur du grand monopoly capitaliste qui n’a que faire des êtres humains, de leurs lieux de vie et d’émancipation. Il est temps de contrer les sornettes répandues par la bien pensance du cercle de la raison capitaliste qui déverse  ses éditoriaux économiques jusqu’aux médias de services publics pendant que  le président de la Banque publique d’investissement comme celui de la Banque de France se démultiplient dans les médias – sans contradicteurs-  afin de préparer nos acceptations à la retraite à 67 ans et à la destruction du système de la Sécurité sociale. Leur rôle devrait être de défendre, de protéger nos atouts industriels et agricoles  – y compris dans le cadre de coopérations européenne audacieuses-. Ils devraient impulser les projets industriels de demain en lien avec les développements numériques et les exigences de la protection du climat à partir des immenses moyens financiers publics dont ils disposent. Et non pas nous faire la leçon du haut de leur opulence pour faire accepter la mal-vie et l’irrespect des corps usés par le travail.

Leurs sermons ne cessent de creuser des voies ouvertes par Trump lors du Forum de Davos enjoignant le capitalisme européen à se fondre dans la domination de l’impérium nord-américain. Et, le traité de « libre-échange » avec L’Inde prépare de nouvelles pressions sur les salaires ouvriers et de nouvelles destructions de nos capacités de production.

Il est urgent que le peuple-travailleur se lève pour libérer la construction européenne et La France  du mortifère dogme du « marché ouvert où la concurrence est libre ». Les peuples et leurs organisations sociales, syndicales et progressistes doivent s’atteler à l’émergence d’un nouveau projet mêlant progrès social et environnemental, nouvelle politique industrielle et agro-écologique, démocratie et action géopolitique pour la paix et la coopération. Conditionner les aides publiques et donner de nouveaux pouvoirs aux comités d’entreprises relèvent de l’urgence. Ils doivent s’inscrire dans un processus portant plus haut la transformation sociale, écologique et démocratique ouvrant la voie à la conquête par les créateurs de richesses, les travailleuses et travailleurs du pouvoir sur la production, sur le travail et la gestion de leur protection sociale et sur la création monétaire.

Tout en s’émancipant radicalement de l’étau des marchés financiers il faut enfin  inventer des projets d’abord à partir  des besoins humains et des exigences environnementales : transports, santé, logements, énergie, information, recherche, culture, numérique en lien avec l’altérité et la connaissance, biotechnologies, eau, climat et biodiversité. Le chantier des combats est immense. Personne ne peut comprendre que l’Union européenne puisse décider d’un fonds dit « Réarm-Europe » de 800 milliards € alors qu’il ne serait pas possible de construire un fonds pour le développement humain, pour l’innovation publique, la recherche, la formation et l’éducation ; la culture et la qualité alimentaire.

 Il est temps de se lever pour faire cesser cette grande braderie sur la place du grand marché capitaliste.

Le 2 février 2026 par Patrick LE HYARIC 

* LMB Aérospace. A l’origine entreprise belge « La Magnéto Belge « devenu « Le Moteur de Brive- Aerospace après son installation à Malemort en Corrèze. 

** Pour mesurer le niveau de la langue d’ébène ministérielle à propos de la vente de LMD Aerospace il faut retenir cette phrase du ministre Lescure digne d’un mauvais sketch : « L’économie dans laquelle nous souhaitons être, c’est une économie qui reste ouverte, mais qui est extrêmement exigeante ».

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Souveraineté de la France, levier pour des coopérations dans l’intérêt des peuples :
 le combat toujours actuel de la classe ouvrière

Souveraineté de la France, levier pour des coopérations dans l’intérêt des peuples :
 le combat toujours actuel de la classe ouvrière

Article publié dans CommunisteS, numéro 1072 du 4 février 2026.

« Seule la classe ouvrière en tant que classe sauva l’honneur de la France », a écrit François Mauriac. Loin d’être une simple formule historique, cette citation résonne avec une acuité singulière aujourd’hui, à l’heure où notre souveraineté – industrielle comme alimentaire – est plus que jamais menacée. Les « Versaillo-Munichois », pour reprendre une expression de ma jeunesse qui garde toute sa pertinence, n’ont jamais été aussi présents et sans scrupules aux commandes de l’État et dans les cercles du pouvoir économique.

Depuis l’élan du Conseil national de la Résistance (CNR) jusqu’à aujourd’hui, notre parti n’a cessé de mener, sous des formes variées, des batailles essentielles contre un capital spéculateur. Face au Plan Marshall, qui entendait hier mettre notre industrie en coupe réglée, nous avons répondu par de grandes nationalisations, notamment dans le secteur bancaire et l’énergie. Nous avons aussi défendu nos politiques culturelles, la production cinématographique française, nos institutions de pensée, piliers de notre indépendance intellectuelle. Un sursaut patriotique français sur la base des intérêts du peuple français est indispensable pour permettre une meilleure indépendance de l’Europe face aux appétits hégémoniques d’où qu’ils viennent. Il est lié à notre conception de la République, sociale, démocratique, et de la nécessité de redonner à notre pays les moyens de mener une politique en toute indépendance. C’est le levier pour bâtir les coopérations nécessaires, répondant aux intérêts des peuples et non à ceux du capital, au niveau européen et au niveau international pour répondre aux défis communs de l’humanité.

La liste des entreprises passées sous contrôle américain ou allemand serait à présent trop longue pour un seul numéro de CommunisteS. À l’heure qu’il est, nos industries stratégiques font l’objet d’une infiltration massive par des fonds de pension sans attaches nationales. À la lumière de cela, on ne peut que mesurer l’importance décisive du programme du CNR, visant à reprendre le contrôle des finances et des industries clés, réalisé grâce à l’impulsion des ministres communistes et au soutien personnel de Charles de Gaulle. En vérité, nous serions en lieu de nous interroger sur ce qu’il resterait aujourd’hui de l’indépendance réelle de notre économie sans le programme du CNR.

Aujourd’hui, nous retrouvons nos ennemis de toujours, au gré de circonstances et de cas de figures différents. La défense de nos intérêts essentiels et de l’intérêt national passe par des combats concrets : le sauvetage de l’entreprise de services numériques ATOS et d’Arquus (anciennement Renault Défense), la sauvegarde du leadership industriel français dans l’avenir du projet de système de combat aérien du futur (SCAF) ou encore dans la production du char du futur avec KNDS, qui équipe les armées françaises, allemandes et ukrainiennes. C’est encore ce qui se joue avec la tentative de rachat du corrézien LMB Aerospace par le groupe Loar Holdings LLC, qui placerait la société sous pavillon américain et donc sous le coup du USA Patriot Act et de la Réglementation américaine sur le trafic d’armes au niveau international (ITAR). Ce sont autant de dossiers où se joue notre capacité à décider par nous-mêmes. De meilleures voies de coopération à l’échelle européenne restent donc à construire, dans le respect de la souveraineté des peuples et des nations, libres et associées.

La responsabilité des communistes est immense. Il nous incombe de réveiller les consciences et d’ouvrir les voies d’une renaissance nationale, pour construire la « France des jours heureux ». Ces jours heureux, on ne les bâtit pas avec des ordinateurs sous Windows 11, inféodés aux GAFAM. Le dernier document stratégique de l’administration américaine en matière de sécurité est sans ambiguïté : notre peuple et les idées qu’il porte sont perçus comme un péril. Certains rappelleront, non sans ironie, que les Lumières françaises ont pourtant inspiré la Révolution américaine. On imagine sans peine un Beaumarchais, inventeur du droit d’auteur, aujourd’hui arrêté (par les agents de ICE) pour avoir créé le copyright !

Le combat contre l’empire étatsunien et les autres menaces d’ingérence et leurs relais en France doit monter en puissance. Il doit se mener dans les entreprises, sur le terrain économique, et au Parlement, où il faut dénoncer sans relâche les décisions d’un gouvernement minoritaire dans le pays, à la solde des oligarchies. Les salariés doivent voir en notre parti et en ses militants des acteurs résolus de la défense de notre souveraineté et de notre liberté d’agir. C’est cette certitude qui donne une raison de lutter et l’espoir de vaincre.

En 1963, lors de l’un de ses discours concernant le refus de l’entrée du Royaume-Uni dans l’Europe, de Gaulle a dit : « Le peuple est patriote, les bourgeois ne le sont plus, l’esprit d’abandon des élites française est un mal qui menace cycliquement de détruire la France. »

L’honneur de la France, encore une fois, se défendra par et avec sa classe ouvrière.

Jean-Charles Schmidt

Responsable de la commission Défense

Article publié dans CommunisteS, numéro 1072 du 4 février 2026.

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David Rachline : le parquet fait appel de la relaxe

                Le maire RN de Fréjus David Rachline, ex-figure centrale du parti d’extrême droite, a été relaxé mardi 27 janvier, à Draguignan, et a annoncé sa candidature pour les municipales dans la foulée.  © Coust Laurent/ABACA

 

David Rachline : le parquet fait appel de la relaxe

 

Coïncidence : un jour plus tard, les réquisitions de l’affaire des assistants des députés européens FN dont Marine Le Pen, confirment la condamnation de tous, prison, inéligibilité, amendes : 4 ans de prison dont 1 ferme, 5 ans d’inéligibilité mais sans exécution provisoire et 100 000 euros d’amende pour la candidate RN à la présidentielle. Il y a bien détournement d’argent public et préméditation.

 A ne pas confondre avec le jugement qui aura entendu les plaidoiries de la défense et du parlement européen, la victime. Un recours à la cassation est possible.

 

Revenons au texte initial : une semaine pile après sa relaxe par le tribunal correctionnel de Draguignan pour prise illégale d’intérêt dans l’affaire de sa présence au conseil municipal lors des délibérations sur les sociétés mixtes dont il était président, le parquet vient de faire appel de cette relaxe qui avait soulagé le maire et lui permettait de déclarer sa candidature à l’élection municipale.

 

Retour à la cour d’appel d’Aix d’ici plusieurs mois. Voilà qui annule toutes les autosatisfactions que le maire de Fréjus brandissait sur son « innocence » et sa « probité », s’agissant de missions rémunérées 2 000 euros/mois  pour chaque société, en plus de ses indemnités de maire et de sénateur…non compris les frais de déplacements et d’hôtellerie. Sa défense ne voit pas   d’intéressement » de sa part. Juste de l’inattention. Ce n’est pas l’avis du procureur et du parquet : « il y a bien eu prise illégale d’intérêt.»

Le maire jurait de ne pas vouloir influencer les conseillers municipaux, une petite erreur quoi ? C’est difficile à prouver…sauf sa présence ! Cela s’est passé par trois fois sans que personne n’attire son attention? Pourtant les réquisitions ne paraissent pas excessives : 30 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité avec sursis. Le tribunal correctionnel l’a donc relaxé. Le parquet ne le suit pas et exige un réexamen.

 

La seconde affaire concernant l’ex-directeur de la campagne de Marine Le Pen, relève de la corruption, à la suite de l’enquête menée par le Parquet national financier. Elle sera jugée le 26 septembre 2026.

Quant à son voisin et ami LR de Saint-Raphaël, Frédéric Masquelier, « il est visé par des signalements pour abus de pouvoirs et pressions…» comme l’écrit Médiapart le 30/1/26. Notamment d’un médecin lanceur d’alerte témoin de ce qui se passe au sein de la mairie et des relations humaines impliquant le maire-avocat, sans compter ses problèmes politiques internes à son parti qui vient d’envoyer un concurrent marcher sur ses plates-bandes.

 

Deux villes en front de mer -elles ne sont pas les seules- qui ont besoin d’un sérieux  « nettoyage » par des élus dynamiques, porteurs de paix, d’égalité, de justice sociale, de tolérance, de laïcité, de respect de  l’autre, de l’environnement…

 

Et d’un autre regard sur ce que nous vivons – pas seulement sur la côte d’Azur- mais dans un monde en plein basculement vers le retour d’un monde unipolaire, celui de l’Etat hors-la-loi, le plus fort, le plus impérialiste, le plus armé, le plus riche et sournois…au service d’une minorité insatiable pesant de plus en plus sur nos vies.

Voilà ce qui nous attend si nous laissons faire. L’échéance municipale, dans un mois, en sera un premier test. Les listes de la gauche unie et des écologistes, en rupture avec le libéralisme prédateur, ouvrent une perspective réelle de progrès humain et de résistance à tous les faussaires et fossoyeurs de notre souveraineté.

 

 

René Fredon

 

(1) (https://www.mediapart.fr/journal/politique/300126/le-maire-de-saint-raphael-s-enfonce-dans-la-tourmente-en-voulant-s-en-sortir-0)

(2)

https://www.humanite.fr/politique/david-rachline/david-rachline-ex-protege-de-le-pen-devenu-infrequentable